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Saison 18-19 audacieuse et inventive à l'Opéra de Lyon

le - - Musique

Saison 18-19 audacieuse et inventive à l'Opéra de Lyon
ICKHEO - Le retour d'Ulysse par la Handspring Puppet Company

Pour continuer d'honorer sa distinction anglaise de meilleure maison d'opéra de l'année en 2017, l'Opéra de Lyon présente une saison audacieuse et décalée où foisonnent les découvertes et les nouvelles productions.

Ainsi, son directeur, Serge Dorny, s'emploie à cultiver « l'intranquillité » chère à Pessoa, en explorant des « chemins un peu moins fréquentés, des œuvres qui ne sont pas toutes des raretés absolues, mais qui seront de vraies et belles découvertes et dont la plupart n'ont jamais été représentées sur la scène lyonnaise ».

Du Mefistofele de Arrigo Boito, jamais montré à Lyon et très peu par ailleurs, à L'Enchanteresse de Tchaïkovski, jamais présenté en France il y aura du nouveau à voir d'autant que L'Enchanteresse, qui s'inscrit dans le mini-festival désormais familier que s'offre la grande maison tous les ans, sera mis en scène par le « créateur hors-norme, volcanique et poète », l'artiste ukrainien Andriy Zholdak.

Un mini festival intitulé Vie et destins, où trois destins de femmes, Kouma la « sorcière », Pénélope l'épouse et Didon la malheureuse se déroulent dans trois productions très différentes, la première de Tchaïkovski dirigée par le nouveau chef, Daniele Rustioni, pour une première française, la deuxième dirigée par Pierre Bleuse et la troisième emmenée par la Handspring Puppet Company.

Une compagnie sud-africaine dont c'est la seule incursion vers l'Opéra avec à la manœuvre l'artiste William Kentridge. On n'oubliera pas de s'arrêter sur la coproduction de Rodelinda de Haendel, le troisième chef d'oeuvre du compositeur baroque mis en scène par Claus Guth et dirigé par l'un des spécialistes du genre, Stefano Montanari.

Ni sur De la maison des morts, le dernier opéra de Leos Janacek, dont la mise en scène de Chéreau avait fait date et qui est remonté ici par le Polonais prodige Krzysztof Warlikowski.

Enfin, la création de la saison, une commande faite par le Covent garden de Londres, l'Opéra d'Amsterdam, le Staathoper de Hambourg, l'Opéra de Chicago, le Liceo de Barcelone, le Teatro Real de Madrid et l'Opéra de Lyon au compositeur anglais Georges Benjamin, Lessons in Love and Violence que le public pourra découvrir en mai prochain.

Danse à l'Opéra

Il faut avouer que le programme danse est un peu moins excitant. Si l'on excepte en effet la « création » de la compagnie belge Peeping Tom dans le cadre de la Biennale de la danse, 31 Rue Vandenbranden avec tous les interprètes de la compagnie , le ballet de l'Opéra mise sur les valeurs sures de la danse contemporaine.

On passera sous silence la reprise de Cendrillon, le tube maison, pour s'attarder davantage sur les programmes de deux Américains indispensables, les regrettés Merce Cunningham et Trisha Brown.

Un programme anniversaire pour le premier dont on aurait fêté les cent ans en 2019 et une soirée hommage à celle qui a disparu l'année dernière avec l'entrée au répertoire de l'étonnant Foray Forêt, créé à Lyon pour la Biennale américaine en 1990.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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