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Safran : Feyzin l'emporte face au Kentucky

L'annonce le 8 juillet à Lyon par Emmanuel Macron de l'implantation de Safran Landing Systems à Feyzin, renforce plus jamais l'attractivité industrielle de l'agglomération lyonnaise, symbolisée déjà par le développement local de Boehringer et Solvay. Il s'agit de la seconde implantation de Safran dans la métropole.
Safran : Feyzin l'emporte face au Kentucky
© Captainm

EconomieIndustrie Publié le ,

On se souvient de la sortie médiatique il y a quelques mois du directeur général de Safran, Philippe Petitcolin qui désespérait de ne pas trouver de territoires pouvant accueillir ses projets d'implantations d'usines.
Devenue politique et donc hautement sensible, l'histoire a trouvé son épilogue le 8 juillet avec l'annonce par le président de la République lui-même, en déplacement à Lyon, de la construction d'une nouvelle usine Safran de fabrication de disques carbone pour freins d'avions à Feyzin (ndlr : Safran possède aussi un autre site à Villeurbanne). Sa mise en route interviendra en 2024 avec près de 250 nouveaux emplois à la clé. Le groupe français investit 230 M€, tandis que les financements publics sont engagés par la Métropole de Lyon (10 M€), l'Etat (8 M€) et la Région Auvergne-Rhône-Alpes (8M€).

En concurrence avec l'Etat du Kentucky aux Etats-Unis, la France, puis la métropole de Lyon et enfin l'Aderly on su avancer des arguments de nature à séduire le 3e acteur aéronautique mondial à travers une offre d'accompagnement qualifiée de « complète et exemplaire » selon les services de la métropole.

Ainsi sont prévus : des aménagements de voiries d'accès et de parking ; 
le renforcement des dessertes des gares SNCF et du réseau de transports en 
commun urbain et en connexion rapide avec le site de Villeurbanne ; 
des raccordements en gaz et électricité du site ainsi que des études financées pour un équipement photovoltaïque qui couvrira les des futurs bâtiments et un dispositif de récupération de la chaleur fatale qui sera réinjectée dans le réseau de chaleur urbain de Vénissieux. Le foncier mobilisé nécessaire à cette implantation (19,5 hectares) sera de plus vendu à un prix attractif et exonéré de taxe foncière pendant deux ans.

La Région, par la voie de son premier vice-président Etienne Blanc a apporté un bémol à ce contexte enthousiasmant, dénonçant un « projet politiquement instrumentalisé. La Région a systématiquement, et à dessein, été écartée de toutes les discussions politiques et techniques au profit des seuls acteurs de la majorité présidentielle».

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