AccueilServicesSécurité nucléaire : Pour l'ASN, " la région Rhône-Alpes est sûre "

Sécurité nucléaire : Pour l'ASN, " la région Rhône-Alpes est sûre "

Vieux serpent de mer de la bataille entre anti et pronucléaire, la sûreté des installations est contrôlée chaque année par l’ASN.

EconomieServices Publié le ,

L’institution, qui a vécu une année intense à cause des répercussions de la catastrophe de Fukushima, vient de rendre son rapport annuel avec quelques mois de retard. Ainsi son appréciation globale est tombée : « L’ASN considère que le niveau de la sûreté nucléaire et de la radioprotection des régions Rhône-Alpes et Auvergne reste assez satisfaisant ». Mais l’ASN note qu’elle a dû accentuer son « contrôle sur certaines installations au regard de leurs résultats ».


Si les centrales nucléaires EDF du Tricastin, du Bugey et de Cruas-Meysse rejoignent le commentaire général de l’autorité, les performances de la centrale de Saint-Alban « sont en retrait », note Grégoire Deyirmendjian, chef de la division de Lyon. En outre, l’ASN estime que les conditions de sécurité au travail ont progressé, même si des améliorations peuvent encore être apportées.


Les sites gérés par AREVA ont été plus durement critiqués. Le site d’enrichissement d’uranium du Tricastin a été visé pour la « culture de sûreté » insuffisante de ses équipes, notamment dans sa gestion opérationnelle des situations d’urgence. De même, le site de fabrication de combustible de Romans-sur-Isère, administré par FBFC, filiale d’AREVA, est épinglé pour ses résultats en matière de prévention des risques et devra mettre en oeuvre, dans les délais les plus courts, une série d’engagements pris vis-à-vis de l’ASN.


« Une continuité dans les constats »


En revanche, l’institution estime « assez satisfaisant » le niveau de sûreté des équipements en cours de démantèlement, ainsi que des installations industrielles et universitaires, et considère que les opérations sont correctement menées. Elle demande néanmoins aux exploitants de rester vigilants et de poursuivre la surveillance de leurs prestataires. L’Institut Laüe Langevin, propriétaire d’un réacteur à haut flux utilisé pour produire des faisceaux de neutrons, a été mis en avant pour le travail important et qualitatif mené, afin d’améliorer la sécurité. D’un point de vue général, Philippe Ledenvic estime qu’il y a « une continuité dans les constats entre l’année dernière et cette année ».


En dehors de ses évaluations annuelles, l’ASN a rendu un avis favorable pour la poursuite, pendant 10 ans, de l’exploitation du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire du Tricastin, mis en service il y a 30 ans. L’ASN considère également que le réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après son troisième réexamen de sûreté. Pour la poursuite de son exploitation, l’ASN a préparé de nouvelles prescriptions visant à renforcer la sûreté. Elles feront l’objet d’une décision de l’ASN d’ici la fi n de l’année. L’ASN a notifié sa position à EDF et l’a communiquée à la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie. L’établissement instruira avant fin 2013 les dossiers des réacteurs 4 et 5 de la centrale du Bugey ainsi que du réacteur 2 de celle du Tricastin.


Par ailleurs, suite à la catastrophe de Fukushima, l’institution a décidé d’organiser des évaluations complémentaires des installations nucléaires françaises. Deux conclusions « indissociables » ont été rendues.


L’ASN considère que le niveau de sûreté «ne nécessite l’arrêt d’aucune centrale à ce jour ». Cependant, elle demande aux exploitants « d’augmenterleur robustesse face à des situations extrêmes ».


Steven Dolbeau

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