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Sébastien Bonte, l’ange gardien des entrepreneurs

Après une première tentative non concluante de création d’entreprise au cours de ses études, Sébastien Bonte, tout juste diplômé de Sup de Co Dijon, s’envole avec sa jeune épouse pour le Vietnam.

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Il choisit d’y faire sa coopération pour un bureau de représentation d’un collectif d’entreprises du BTP. C’est la première fois que le jeune homme, enfant de la guerre, adopté à l’âge de deux ans, retourne dans son pays d’origine. En toile de fond de ce voyage, une quête plus intime. « J’avais envie de rendre un peu de ce que j’avais reçu, indique-t-il sans détour. Mais, confronté à la dure réalité du pays de cette époque, faite de méfiance et d’intérêt, je me suis au final juste trouvé moi-même ».

Après le Vietnam, le couple va s’installer à Calcutta, où Sébastien Bonte travaillera pour Charbonnages de France. « C’était très différent, nous y étions dans de meilleures conditions, sous statut diplomatique. J’ai pu apprendre les différentes facettes de l’Inde». Retour en France, petit saut de puce chez le Lyonnais La Celliose, où il s’occupe de l’export, avant d’intégrer le Groupe Schindler, au poste d’assistant du directeur général France, et toujours à ses côtés une fois nommé vice-président exécutif pour l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient.

Pendant ces années, Pierre Bonte a toujours en tête de monter un projet, mais « avec le recul, je n’étais pas encore prêt », estime-t-il. Il choisit alors la grande entreprise pour acquérir de l’expérience et se frotter à « la stratégie, la diversité, la négociation mais toujours en lien avec la base, la technique ». Entretemps, le couple, qui a déménagé 8 fois en 12 ans, a eu 2 enfants et en a adopté un 3e. Il veut plus de stabilité. Sébastien Bonte quitte le groupe, satisfait de cette expérience, et choisit de s’installer à Lyon, sa « ville d’adoption », où naitra son 4e enfant.

L’idée de créer son entreprise revient en force. « Mon grand-père et mon père sont des industriels du textile, à Troyes.Mon beau-père est également un entrepreneur. Je crois que c’est dans mon tempérament ». Il intègre l’incubateur de l’EM Lyon « avec un classeur pleins d’idées », et choisit de travailler sur le déploiement d’une monnaie sociale dédiée aux entrepreneurs. Mais comme à Sup de Co, ce n’est ni l’époque, ni le moment. Et conclut que ce n’est pas viable.

La 3e occasion sera la bonne. Au moment où son père et son beau-père revendent leurs entreprises, l’idée germe. « Ils avaient de l’argent, du temps restant à occuper. Je pouvais être cette plate-forme de rencontres entre entrepreneurs et investisseurs ». Pendant 3 ans, Angelor tâtonne. A l’aise avec l’entreprenariat, l’homme est encore peu connu dans la finance. « Je n’étais pas le seul à avoir anticipé la loi TEPA, j’avais besoin de crédibilité, de légitimité, dans le contexte de l’Affaire Madoff où la confiance était limitée ».



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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n° 5154 du 23 mai 2015

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