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Russell Maliphant, éclats de danse et jeux de lumières

Russell Maliphant, éclats de danse et jeux de lumières
DR - Conceal/Reveal de Russell Maliphant

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Rendu célèbre grâce à sa collaboration avec la danseuse star Sylvie Guillem, Russell Maliphant déploie un univers esthétique très marqué par la sculpture et les contrastes. Sculpture de l'espace et de la lumière, sculpture des corps en contrepoids, la danse du chorégraphe britannique, d'origine canadienne, prend sa source dans l'exploration du poids. Elle se nourrit de ses racines classiques - il a été formé à la Royal Ballet School - et de ses pratiques du tai chi, de la capoeira et du yoga.


Ce programme, créé en novembre 2015, reprend trois pièces dont deux anciennes, fruits d'une collaboration de 20 ans avec le créateur lumières Michael Hulls. La première, Broken Fall, est célèbre pour avoir été créée pour la non moins célèbre Sylvie Guillem et son Ballet Boyz en 2003, un trio graphique mettant en scène deux hommes et une femme dans de savants clairs-obscurs. La deuxième rend hommage à l'ex danseuse étoile du Royal Ballet et femme du chorégraphe, Dana Fouras, dans un solo tout en élans, où les ombres de Michael Hulls magnifient le mouvement et dévoilent une silhouette tour à tour sculpture antique ou volute de fumée, flammèche folle ou apparition fantomatique.

Piece N°43 orchestre un quintette, trois femmes et deux hommes dans des carrés de lumière blanche qui inventent une conversation gestuelle, un « langage défini par la lumière » selon les mots de l'artiste associé du Sadler's Wells Theatre. L'écriture répétée, décalée, recomposée construit un vocabulaire singulier qui développe sa poésie gestuelle.

Maison de la danse, 7 et 8 décembre, www.maisondeladanse.com

Olé, Montalvo !


Le dernier Montalvo est servi sur le plateau de la Maison de la danse. Créé en 2015 au Théâtre national de Chaillot, Y Olé est un hommage aux parents du chorégraphe, réfugiés andalous fuyant le franquisme, et aux fêtes flamencas, dont l'enfant Montalvo garde d'éblouissant souvenirs.


Le chorégraphe, actuel directeur de la Maison des arts de Créteil, a imaginé le collage audacieux et improbable de chants populaires espagnols et du Sacre du printemps de Stravinski. Celui-ci ouvre le spectacle dans un joyeux mélange de couleurs acidulés comme des fleurs au printemps, sur les rythmes flamencos endiablés de quatre danseuses. Toute l'esthétique Montalvo est là, métissage heureux et virtuose de hip-hop, classique, contemporain et flamenco, relevé d'une pointe d'Afrique, avec des images d'une sobriété exemplaire, empreintes d'influences dadas et d'une mélancolie qu'on ne connaissait pas. Malgré des longueurs dans la deuxième partie, Y Olé mérite le détour pour sa vision du Sacre, printanière et enjouée !

Jusqu'au 3 et 4 décembre

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