AccueilEconomieIndustrieRostaing réfléchit à réindustrialiser une partie de son activité dans l'Ain

Rostaing réfléchit à réindustrialiser une partie de son activité dans l'Ain

En poursuivant une stratégie d’innovation, Rostaing - spécialisée dans la fabrication de gants techniques - écrit une nouvelle page de son histoire déjà riche depuis l'Ain et Villieu-Loyes-Mollon.
Rostaing réfléchit à réindustrialiser une partie de son activité dans l'Ain
© Rostaing - Stéphane Rostaing, PDG de Rostaing

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"Si l’on veut exister, il faut se renouveler". Les mots de Stéphane Rostaing, PDG du groupe Rostaing, ont d’autant plus de poids que l’entreprise doit gérer un passé riche depuis sa création en 1789. Le poids de l’histoire ? "C’est plutôt un signe de stabilité et de pérennité pour nos clients mais sur un marché concurrentiel et mondialisé comme celui des gants de sécurité, nous devons être innovants" poursuit le dirigeant du groupe familial (26,5 de CA en 2021, +20 % et 224 collaborateurs).

Et ce dernier de poursuivre : "Nos technologies sont épiées, notamment par les acteurs asiatiques très compétitifs. Plus globalement, le monde évolue très vite ; il faut donc être à l’écoute c’est pour cela que je suis en veille permanente sur les technologies qui se déploient".

Une posture qui paie puisque Rostaing vient acquérir une nouvelle machine à tricoter (de fabrication japonaise) lui permettant de fabriquer des gants de qualité et en adéquation avec les innovations associées. A l’image de Scanforce, des gants munis de détecteurs de métaux intégrés.

Cette technologie répond à des enjeux forts de sécurité intérieures accrus depuis 2015, "à l’image des contrôles d’accès par les personnels de sécurité toujours plus stricts dans les lieux publics, tels administrations, salles de concert, stades ou encore parcs d’attractions", explique-t-on chez Rostaing.

Rostaing, relocalisation possible en France

Une technologie décrite par l’entreprise aindinoise comme "avant-gardiste et qui permet un contrôle individuel sans contact physique laissant les mains libres à l’agent de sécurité pour agir en cas de problème". En d’autres termes, ces gants sont capables de détecter une pièce de métal de la taille d’un trombone.

Cette innovation permet aussi à Rostaing de consolider son positionnement de leader moyen-haut de gamme sur le segment des gants techniques.

Dans un contexte de remise en question de la dépendance aux pays d’Asie, notamment, Rostaing qui avait déjà fait la démarche de rapprocher sa fabrication, en relocalisant son site de production du Vietnam au Maroc, réfléchit aujourd’hui à réindustrialiser sur son site français de Villieu-Loyes-Mollon qui abrite notamment le siège et le centre de recherche, via le tricotage technique.

"Si l’on veut un retour à une production française, pourquoi pas, mais il faut que les conditions soient pour cela réunies. Quoiqu’il en soit, il reste difficile de réindustrialiser sans automatiser", précise Stéphane Rostaing.

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