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Roland Auzet, homme-orchestre

A la fin de l’année, Roland Auzet franchira le cap de la cinquantaine.

ActualitéSociété Publié le ,

2014 coïncide avec son départ du Théâtre de la Renaissance où cet artiste pluridisciplinaire ne souhaite pas signer pour un deuxième bail de trois ans. L’absence de perspectives, liées au désaccord des tutelles sur l’avenir de la salle, n’est pas étrangère à cette décision. 2014 marque également une forme de consécration puisque ce créatif, décoré des insignes de chevalier des Arts et Lettres en 2007 par Renaud Donnedieu de Vabres, signe une création en coproduction avec l’Opéra de Lyon. Dans un pays où l’on aime bien placer les gens dans des cases, Roland Auzet déroute. Musicien et metteur en scène, ce fils de boulanger, né à Cavaillon, fait partie de ces oiseaux rares qui luttent pour donner au théâtre musical ses lettres de noblesse. En pensionnat chez les Jésuites, à Avignon, il « s’échappe » une heure par semaine pour faire de la musique, pour lui synonyme de liberté. Par la suite, en parallèle avec ses études de mathématiques, il fréquente le conservatoire de la Cité des Papes, puis de Marseille. Il quitte définitivement le midi de la France, la SNCF où il revendique avoir été cheminot pendant trois ans, pour s’installer à Paris.
A la fin des années 1980, Roland Auzet étudie le piano et les percussions au conservatoire de Paris, et remporte deux concours, dont celui de Darmstadt en 1990. Pendant des années, il sillonne la planète, donnant 150 récitals par an, dont la moitié à l’étranger, principalement aux Etats- Unis et en Allemagne. Une niche musicale qui, déjà, le distingue de ses confrères pianistes, violonistes ou instrumentistes à vent. Il crée de oeuvres de Xenakis, de Stockhausen, et constitue un répertoire pour damer le pion à ceux qui confinent la percussion virtuose au jazz. Pendant ses études de percussion, ce lauréat de la Fondation Marcel Bleustein- Blanchet pour la Vocation avait apprivoisé le piano, suivi le cursus de l’Ircam et rencontré l’univers du cirque chez Annie Fratellini. Entre deux périodes d’intense activité, il s’offre un long congé sabbatique, achète une ferme en Bourgogne où il débourre les chevaux. « Mon fils venait de naître. J’avais envie de le voir grandir ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5091 du samedi 8 mars 2014

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