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Robert Lepage, le grand manipulateur

Pique, dernier opus lyonnais de Robert Lepage, présenté en janvier 2013 au Studio 24 à Villeurbanne, a déçu.

ActualitéSociété Publié le ,

Il faut dire que les précédents spectacles du génie québécois de la scène, qui fêtera ses 57 ans dans quelques jours, avaient mis la barre très... très haut. Impossible d’oublier La face cachée de la lune, là encore au Studio 24 à Villeurbanne en novembre 2003. Deux heure trente à couper le souffle avec un seul protagoniste sur scène jouant, tel un Fregoli, tous les personnages. Un moment de pur bonheur, d’émotion et d’humour. Impossible d’oublier Le projet Andersen, aux Célestins en 2006. Un spectacle jubilatoire, singulier, hors normes où la vie quotidienne côtoie la dimension onirique, sans que l’une brusque l’autre, un objet singulier où ce deus ex machina s’interroge sur la place de l’artiste dans la société, sur la création contemporaine, sur le poids de l’argent dans la culture.
Les mélomanes se souviendront du The Rake’s Progress (2007) et de Rossignol (2010), deux oeuvres de Stravinsky présentées à l’Opéra de Lyon. Robert Lepage a transposé le premier dans l’Amérique des années 1950, des studios d’Hollywood avec des références à Geant, Sunset Boulevard et La Fosse aux serpents. Créé au festival d’Aix-en-Provence, le second a fait l’unanimité du public et de la critique séduits par le raffinement des images – jonques voguant sur l’eau, reflets de la lune sur les arbres… – et la fluidité des mouvements des chanteurs évoluant dans la « piscine » installée dans la fosse d’orchestre désertée par les musiciens. Ces deux productions ont en commun un même chef – Kazushi Ono – qui était aux commandes de l’Orchestre de la Monnaie de Bruxelles où Rake’s Progress avait été créé. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5127 du samedi 15 novembre 2014

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