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Rituels amoureux en Turakie au théâtre de la Renaissance

Michel Laubu est un bricoleur de génie, doublé d'un étonnant poète du quotidien. Son dyptique sur l'amour, créée au printemps 2017 aux Subsistances reprend du service au théâtre de la Renaissance.
Rituels amoureux en Turakie au théâtre de la Renaissance
Benoi?t Tabita - Chaussure(s) à son pied par le Turak théâtre

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Si la Turakie est un pays imaginaire, ce n'est néanmoins pas une contrée inconnue du public lyonnais. Depuis 1985, date à laquelle il a fondé sa compagnie, Michel Laubu invente des aventures extraordinaires en Turakie de petits (ou grands) personnages peuplant cette région qui ne figure sur aucune carte géographique.

Après une première exploration des relations amoureuses par le biais de la partition de Bizet avec une très réussie Carmen en Turakie, Michel Laubu avait envie d'approfondir le sujet. Pour ce projet il s'est acoquiné avec Emili Hufnagel qui partage désormais la direction de la compagnie.

Ils ont imaginé un dispositif qui permet « deux points de vue poétiques à partir d'une même règle du jeu », deux solos, « l'un écrit par Emili Hufnagel et mis en scène par Michel Laubu et le second à l'inverse écrit par Michel Laubu et mis en scène par Emili Hufnagel. »

Comme toujours ce magicien de la bricole invente des drôles de rituels amoureux, ceux des habitant.es de Turakie, pour nous emmener aux confins de l'imaginaire avec quelques bouts de ficelles, quelques morceaux de bois et autres rebuts glanés au fil des années.

Il faut dire que ce marionnettiste poète a le chic pour assembler des choses et leur donner une autre vie. Comme cette cafetière affublée de pattes de dinosaure en plastique et augmentée d'un robinet et d'une prise de courant qui jacasse avec un fer à repasser augmenté lui aussi d'un robinet.

Mais la liste serait trop longue, depuis 30 ans et des brouettes qu'il collecte et assemble les rebuts les plus hétérogènes pour en faire les créatures de ses spectacles d'objets à nul autre pareils. Il se mue en conférencier d'un genre nouveau pour expliquer les coutumes turakiennes en matière amoureuse.

Tout comme Emili Hufnagel tord le cou des contes de fées qu'on devrait arrêter de raconter aux petites filles en cherchant chaussure(s) à son pied. Et sa façon de manipuler les objets est tout autre, donnant un savoureux contrepoint à celle de Michel Laubu. Même si « en Turakie, chaque jour qui passe est un morceau de carton qui ondule... »

Théâtre de la Renaissance, 5 au 9 février, www.theatrelarenaissance.com

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