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Retro théâtre

le - - Retrospective 2015

Retro théâtre
© Christophe Raynaud de Lage - "Orlando", un spectacle poétique, dionysiaque, provocateur, flamboyant, épique et turbulent.

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Olivier Py sur tous les fronts

Cette année, Olivier Py a foulé les planches des trois salles les plus prestigieuses de la Métropole. A l’Opéra de Lyon, il a repris sa production de Carmen de Bizet, servie par une nouvelle distribution avec Kate Aldrich, dans le rôle-titre qu’elle allait chanter cet été aux Chorégies d’Orange. Quelques mois plus tôt, il  remettait sur le métier Orlando ou l’impatience, le spectacle qu’il avait écrit pour sa première année à la direction du festival d’Avignon en 2014. Poétique, baroque, hypertrophié, dionysiaque, provocateur, flamboyant, épique et turbulent, ce texte croise les histoires autour d’un personnage qui ressemble beaucoup à son auteur. Un homme en quête d’un père, un poète épris d’un amant fauché par la maladie, un dramaturge et ses relations sadomasochistes avec un ministre de la Culture. Tout Py est là ! Mais plus que cela, cette pièce, grave et légère à la fois, traversée de blagues potaches et de fulgurances, est d’abord une formidable déclaration d’amour au théâtre.
En novembre, avec une partie de la troupe qui a partagé l’aventure d’Orlando, Olivier Py revenait à Lyon, cette fois-ci aux Célestins, pour la reprise du Roi Lear de Shakespeare. Refusant toute allégeance au théâtre bourgeois, ce spectacle de violence et de fracas met en scène la balkanisation du monde et des esprits en renouant avec l’esprit de la tragédie antique. Créé cet été dans la cour d’honneur, ce Roi Lear a divisé la critique. Avec le recul, même les plumes les plus virulentes doivent se rendre à l’évidence : le patron du festival d’Avignon avait vu juste ! C’est à cela que l’on reconnaît un grand metteur en scène.


Le triomphe de Michel Raskine


Depuis qu’il a mis le doigt dans l’engrenage de Marivaux avec « Le jeu de l’amour et du hasard », en 2008, Michel Raskine semble éprouver une sorte de fascination pour un auteur dont l’œuvre, entièrement tournée vers l’amour et ses difficultés, où la délicatesse s’appuie aux bras de  cruauté, où la philosophie s’encanaille avec commedia dell’arte, sourd de violence et de passions. Cette année, il a réédité l’exploit avec le Triomphe de l’amour. Un spectacle en forme de journée de dupes, où il n’y a que des vaincus sur le champ de bataille des sentiments bafoués. Mais un seul vainqueur, le théâtre. Michel Raskine signe un spectacle magistral servi par Clémentine Verdier, Stéphane Bernard, Marief Guittier et Alain Libolt.

 

Bettencourt boulevard, pétard mouillé

Annoncée comme l’événement de la rentrée théâtrale, la création de Bettencourt Boulevard, une histoire de France n’a pas tenu ses promesses. Chronique intime d’un milieu, comme hors du temps, la pièce de Michel Vinaver, ressemble à une chronique du temps qui passe, à un vaudeville qui mettrait en scène les grands de ce monde sans s’attarder sur les ressorts de ces relations ambiguës qui sacrifient l’intérêt général et l’éthique aux petits calculs personnels. Un péché de vieillesse.






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