Retro musique

L'année symphonique
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© : DR - Grigory Sokolov, le dernier des géants

DossiersRetrospective 2015 Publié le ,

Piano fortissimo

Nikolaï Lugansky, qui a conclu la saison symphonique de l’ONL sur une interprétation étourdissante du 2ème concerto de Rachmaninov accompagné dans la grande tradition romantique par Leonard Slatkin, a mis fin à une année jalonnée par les plus grandes pointures du piano. Et surtout un automne particulièrement fertile où Paul Lewis, Nelson Freire et Ove Leif Andsnes ont déployé le meilleur de leur talent face à un trio choc de virtuoses russes, Lugansky bien sûr, mais aussi Arcadi Volodos et surtout le plus grand d’entre eux, Grigori Sokolov. Comme si le clavier avait déserté la Salle Rameau où le cycle Piano à Lyon attend, lui aussi, de grands interprètes pour 2016. Mais l’honneur est sauf avec Roger Muraro qui a ouvert la saison sur une remarquable Sonate de Liszt.

L’Auditorium fête ses 40 ans


En 1975, Serge Baudo inaugure l’Auditorium avec la symphonie Fantastique de Berlioz et le Concerto en Sol de Ravel. Au piano, le tout jeune Pierre-Laurent Aimard. 40 ans plus tard, le maestro revient dans la ville pour retrouver un orchestre différent de celui qu’il avait laissé à son successeur d’alors, Emmanuel Krivine. Des musiciens d’origine, il n’en reste qu’une poignée et l’ONL fait partie aujourd’hui des meilleures phalanges françaises. Serge Baudo découvre aussi une salle qui a bénéficié de différentes phases de rénovation, et un public sensiblement rajeuni. Décédé trois ans plus tôt, Charles Delfante, l’architecte lyonnais qui partage la paternité du bâtiment avec son confrère parisien Henri Pottier, n’a pu souffler ces 40 bougies. Mais son oeuvre demeure.


L’Orchestre de Philadelphie sous le signe des 3

En mai, Auditorium ouvrait ses portes à l’Orchestre de Philadelphie, l’un des « big five», autrement dit une des cinq meilleures phalanges américaines, fondée en 2012. A sa tête, Yannick Nézet-Seguin. Directeur musical depuis 2012, le jeune chef québécois de 39 ans s’inscrit dans le sillage des légendaires tels Leopold Stokowski, qui a dirigé l’orchestre pendant 44 ans, mais aussi Eugène Ormandy, Riccardo Muti ou encore Charles Dutoit. Pour leurs premiers pas à l’Auditorium, les Philadelphie boy’s ont interprété le 3ème concerto pour piano de Beethoven et la 3ème symphonie de Rachmaninov.

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