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Reportage : Les entreprises régionales font le forcing en Russie

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Reportage : Les entreprises régionales font le forcing en Russie

Organisé par la CGPME, sous la houlette de François Turcas, le premier forum business franco-russe a ouvert une brèche dans un marché compliqué, encore plus avec l'embargo et la dévaluation du rouble. Les dirigeants d'entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes, tous secteurs confondus, qui ont participé à cette mission sont revenus globalement satisfaits. Quelques-uns témoignent de cette expérience, de leurs attentes sur le marché russe, mais aussi de la bonne santé de leur entreprise.

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« Si, comme le prévoient les analystes, la Russie renoue avec la croissance en 2018, c'est maintenant qu'il faut venir chercher des partenaires, particulièrement dans les secteurs de l'agroalimentaire, de la santé, des transports et des technologies », défend Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France, lors de la réception des quelque 30 dirigeants d'entreprises qui participaient au premier forum business organisé par la CGPME à Moscou. Le diplomate rappelle aussi que, en dépit de l'embargo et de dévaluation du rouble, aucune des grandes entreprises françaises n'a quitté la Russie où la France conserve son rang de premier investisseur et premier employeur international. Ce discours (de circonstance ?) tranche avec l'absence des services de l'ambassade lors des deux journées de rencontres préparées pour les dirigeants de PME d'Auvergne-Rhône- Alpes. Le contexte géopolitique explique le service minimum des autorités françaises vis-à-vis d'une initiative strictement entrepreneuriale. François Turcas a conscience de ce décalage.

François Turcas et Jean-Maurice Ripert

Mais pour le vice-président de la CGPME en charge de l'international qui conduisait la délégation, seul importe le résultat. « Les entreprises de la région donnent l'exemple aux autres PME de l'Hexagone. » Tous les participants s'accordent sur la qualité de l'organisation de cette mission. Seule réserve, mais de taille : le mauvais ciblage des rendez-vous BtoB par l'interlocuteur russe. « Ils n'ont pas compris les demandes que nous avions formulées, reconnaît François Turcas. La prochaine fois, nous prendrons nos précautions en amont pour éviter ces problèmes ». Pourtant, comme l'explique Franck Vicente, Pdg de Cofim, il s'agit d'un premier pas nécessaire. « Il faut passer sous les fourches caudines du protocole pour rassurer les interlocuteurs. Pénétrer le marché russe demande de la patience et de l'obstination ». Dans cette perspective, la CGPME compte bien organiser un second déplacement, mais cette fois-ci dans les régions, « là où concrètement se traient les affaires une fois sauté le verrou moscovite » ; dans l'une de ces 83 villes de plus de 1 million d'habitants où les PME peuvent trouver des relais de croissance à l'international.




GiB
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