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Rentrée théâtrale, quelques pépites

le - - Spectacle vivant

Rentrée théâtrale, quelques pépites
©Fred Debrocq - Orestre à Mossoul

Dans le foisonnement de propositions théâtrales de la rentrée, voici quelques suggestions.

Désobéir, pièce d'actualité N°9

C'est l'une des sensations du dernier festival d'Avignon. Créée au théâtre de la Commune d'Aubervilliers en 2017, dans le cadre des Pièces d'actualité (d'où son sous-titre), Désobéir est une pièce qui donne la parole à quatre jeunes femmes issues de l'immigration. Présentée comme ça, Désobéir n'a rien de nouveau mais la force et la justesse de leur présence, de leur témoignage et de la mise en scène de Julie Berès emporte tout sur son passage. Pendant 1h15 environ, elles font voler les clichés en éclats, à l'image de ce mot qu'elles inscrivent à la craie au tout début du spectacle, "désobéir", tel une injonction à la rébellion.

Elles nous racontent une France métissée et plurielle, entre révolte et respect, monologues et dialogues, danse et théâtre. Avec leurs mots, recueillis puis assemblés par Julie Berès, Alice Zeniter et Kevin Keiss, elles creusent leur rapport à la religion, au sexe, à la famille, le racisme, la violence... et donnent à entendre une parole décomplexée et engagée qui fait plaisir à voir.

TNP, 8 au 19 octobre

Oreste à Mossoul

Créé en avril au NTGent, en Belgique, Oreste à Mossoul fait le pari de l'adaptation, entre théâtre et cinéma, de l'Orestie d'Eschyle. L'immense metteur en scène suisse Milo Rau cherche « à ne pas mettre en scène des adaptations de textes classiques ou autres, mais de réécrire les œuvres à travers un contexte où le réel est une vraie influence, (il) avait besoin, pour comprendre ce texte, d'être à Mossoul. Du coup, (il) a eu l'impression que cette œuvre ne pouvait pas être jouée ailleurs – ce qui est intéressant aussi pour la compréhension du texte ».

Montée entre Mossoul et la Belgique, avec des comédiens aussi bien belges qu'irakiens, la pièce fait écho à la tragédie grecque en regard de la tragédie irakienne, mêlant témoignages recueillis dans la ville brisée et texte d'Eschyle, images filmées là-bas et en direct. Un théâtre documentaire qui entend changer le monde comme le metteur en scène suisse l'a écrit dans le Manifeste de Gand écrit à son arrivée à la tête du théâtre gantois, en 2018.

Théâtre des Célestins, dans le cadre du festival Sens interdits, 22 et 23 octobre




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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