AccueilActualitéPolitiqueRentrée parlementaire : Frank Riester à Lyon à l’invitation des sénateurs RDSE

Rentrée parlementaire : Frank Riester à Lyon à l’invitation des sénateurs RDSE

Frank Riester, ministre chargé des Relations avec le Parlement, a rencontré lundi à Lyon les élus du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) au Sénat, à l'occasion de leurs journées parlementaires.
Franck Riester à la rencontre des sénateurs du groupe RDSE rassemblés à Lyon à l'occasion de leurs journées parlementaires les 19 et 20 septembre.
© Compte Twitter RDSE - Franck Riester à la rencontre des sénateurs du groupe RDSE rassemblés à Lyon à l'occasion de leurs journées parlementaires les 19 et 20 septembre.

ActualitéPolitique Publié le ,

Réforme chômage, pouvoir d’achat, retraites, nombreuses sont les thématiques au sujet desquelles députés et sénateurs vont devoir échanger en ce début de quinquennat. Préparant la rentrée parlementaire, le RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen), groupe politique d'orientation principalement centriste et radicale au Sénat, tient les 19 et 20 septembre ses journées parlementaires à Lyon.

A l'invitation de Bernard Fialaire, sénateur du Rhône, il a invité hier le Ministre chargé des relations avec le Parlement Franck Riester, afin de faire le point sur les grands sujets de la rentrée parlementaire. "Rappelons que les députés et sénateurs préparent en amont le travail dans l’hémicycle par les commissions ou leur présence sur le terrain", a rappelé Franck Riester lors d’une conférence de presse à l'Hôtel du Département.

En cette période d’inflation, les thématiques touchant à la formation, à l’emploi aux retraites et au chômage font l’objet d’une attention particulière.

En effet, un des objectifs de ce quinquennat annoncé par le Gouvernement est que la France parvienne au plein emploi, ce qui signifie un taux de chômage inférieur à 5 %. La réforme de l’assurance chômage ainsi que les politiques d’insertion et de formation professionnelles sont certains des leviers d’action envisagés.

Un possible adaptation du système de chômage aux conjonctures locales ?

"Il faut trouver des compromis entre les groupes, ce qui passe par une écoute tant des élus nationaux que des élus locaux, pour mieux travailler les sujets mis à l’agenda parlementaires", explique Franck Riester. Dans une interview au Parisien, Olivier Dussopt, ministre du Travail, explique que le projet est de prolonger les règles actuelles d’indemnisation des chômeurs. Mises en place en 2021 à la suite de la pandémie, ces mesures ne prendront donc pas fin le 1er novembre 2022.

Les modifications consistent à faire en sorte que les indemnités puissent s’ajuster en fonction de la conjoncture économique, notamment par bassin d’emploi ou région. Il s’agirait également de mettre en place un meilleur accompagnement des travailleurs.

"C’est un des objectifs de la réforme France Travail. Le système sera modulé selon les situations. Il s’agira également de mettre en place un dispositif plus resserré quand l’économie va bien et un dispositif plus accompagnateur quand l’économie va mal", souligne le ministre chargé des Relations avec le Parlement. Le tout serait mis en place, selon Franck Riester, par un travail commun avec les collectivités locales et les instances nationales.

Faire dialoguer les besoins des entreprises avec les formations des jeunes ou des demandeurs d’emploi

"Nous remarquons un décalage conséquent entre les formations des jeunes et les demandes réelles des entreprises. Le Président a insisté sur une réforme du lycée professionnel", précise Franck Riester. Il s’agirait de proposer une meilleure orientation aux jeunes, mais également une structuration des filières plus en phase avec les besoins des entreprises.

Quant aux réformes en matière d’emploi, envisagées dès l’année prochaine, il s’agit d’affiner les dispositifs déjà en place en tenant compte de situations spécifiques ou locales. Cependant, lorsqu’on interroge le ministre sur les moyens humains et financiers pour mettre en place ces dispositifs "à la carte", les réponses tardent. "Une rélexion géographique est à l’étude", déclare simplement Franck Riester.

Après le ministre des Relations avec le Parlement hier, c'est le président du Sénat Gérard Larcher qui est attendu mardi 20 septembre à Lyon pour évoquer avec les parlementaires "les conséquences des nouveaux équilibres institutionnels et le renouveau du bicamérisme", selon le programme établi par le groupe RDSE.

La rentrée parlementaire, c'est quoi ?

Cette expression désigne la période durant laquelle après une élection législative, les nouveaux députés à l’Assemblée Nationale, élus pour 5 ans, commencent à travailler et débattre sur les premiers projets de lois du quinquennat, au cours de ce qu’on appelle les sessions ordinaires.

Si les parlementaires siègent sans convocation particulière lors de sessions ordinaires, les sessions extraordinaires se tiennent endehors de la période prévue pour les sessions ordinaires. En France, dans la pratique, les sessions ordinaires ont lieu entre le premier jour d’octobre et le dernier jour de juin. Une session extraordinaire concerne donc un objet particulier et est convoquée uniquement par le Premier Ministre, ou à la demande de la majorité des membres de l’Assemblée nationale.

Favoriser le dialogue avec les élus locaux

La rentrée parlementaire de septembre, arrivant donc après les élections législatives de juin 2022, est le moment où la loi finance 2023 est débattue est votée. Elle revêt un enjeu important lors d’un quinquennat car le Parlement vote ainsi le budget de l’Etat et d’autres dispositions concernant les finances publiques.

Cette année, la rentrée parlementaire est particulière. Premièrement, le parti présidentiel (Renaissance) ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, ce qui signifie que les textes de lois feront l’objet de plus d’échange et de débats le temps de trouver des compromis ou des alliances avec les autres partis représentés dans l’hémicycle.

Exceptionnellement, la rentrée parlementaire 2022 reprend plus tard que d’habitude, le 3 octobre, car le Parlement français n’a pas été convoqué en session extraordinaire, une première depuis 20 ans !

A l'imange de la venue de Franck Riester hier à Lyon, l’objectif étant de disposer d’une période de dialogue plus longue entre les élus nationaux et locaux, ainsi que les partenaires sociaux.

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