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Rentrée de la CGPME sous le signe de l'offensive

François Turcas monte au créneau pour dénoncer les réglementations et contraintes fiscales imposées par le gouvernement. Pour autant il ne donne pas de blanc seing à l'opposition.
Rentrée de la CGPME sous le signe de l'offensive

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Ceux qui espéraient le voir prendre sa retraite en seront pour leurs frais. François Turcas se présentera aux prochaines élections de la CGPME, dans deux ans. Non que le président régional et rhodanien, qui aura 70 ans en novembre prochain, veuille s’accrocher à son fauteuil, mais sa nomination au poste de vice-président national en charge de l’international, l’oblige à rester encore 4 ans à la manoeuvre. En revanche, il n’exclut pas de laisser son poste régional à mi-mandat. « J’ai pris ma retraite en janvier. Je peux donc me concentrer entièrement à la future CPME » (nom que portera la CGPME à partir du 1er janvier prochain).


Le défi de l’international se double d’un challenge politique. Le 18 octobre, lors de Planète PME, les candidats aux primaires de droite et de gauche défileront pour une sorte de grand oral. « Nous avons été bernés par les gouvernements de François Hollande. Pas question de donner un chèque en blanc à une nouvelle majorité, fut-elle de droite », justifie en substance François Turcas. Les points de divergence ne manquent pas : la loi travail qui contraint encore plus les PME, le compte pénibilité, « un dispositif absurde sur lequel la CGPME n’entend pas céder », l’instauration des commissions paritaires régionales qui ouvre la portes aux syndicats dans les TPE, la complexité de la baisse de l’IS, « une usine à gaz ».

Ces dossiers n’empêchent pas la Confédération de poursuivre son travail sur le terrain et d’essaimer dans les départements auvergnats sous la bannière des 3 « I » : innovation, international et investissement. « Le succès de la CGPME du Rhône*, (plus d’un quart des adhérents de l’ensemble de Auvergne-Rhône-Alpes. ndlr) séduit les adhérents de l’Allier, du Cantal et du Puy-de-Dôme où la CGPME fait pétiller son ADN», plaide François Turcas qui conduira une mission de plus d’une trentaine de chefs d’entreprise à Moscou du 26 au 30 septembre et une autre au Vietnam du 23 au 30 octobre.


Sur le volet consulaire, la CGPME présentera une liste concurrente de l’UPA aux élections de la Chambre des métiers, une « décision nationale », et fera front commun avec le Medef aux élections à la CCI métropolitaine. Sur le front de la politique territoriale, le président de la CGPME régionale avance avec prudence. « Laurent Wauquiez soutient la plupart de nos actions sous conditions : nous devons faire plus avec des subventions réduites de 10 % ». Un challenge de plus à relever !


*La CGPME du Rhône regroupe 2 900 ; 3 500 adhérents en comptant les adhésions à renouveler

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