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Rémi Reibel raconte son professeur Dubernard

Un peu plus d’un an s’est écoulé depuis la disparition, le 10 juillet 2021, du professeur Jean-Michel Dubernard, à l’âge de 80 ans. Vivant depuis sa naissance avec une malformation sévère de l’appareil urinaire, le journaliste-rédacteur Rémi Reibel n’a que 10 ans lorsque sa maladie rénale prend une tournure compliquée avec nécessité de dialyse. Le positif dans cette tourmente de début de vie ? Sa rencontre avec un grand humaniste qui, au fil des années, est devenu également son « mentor ». Ils lient ainsi une réelle complicité. Rémi Reibel, raconte, à travers une interview a posteriori, fruit de ses longs échanges avec le professeur Dubernard, le lien de confiance fort qui les unissait.
Rémi Reibel raconte son professeur Dubernard
© DR - Jean-Michel Dubernard et Rémi Reibel, à l’occasion du Club Affaires 69, début 2010

Actualité Publié le ,

Professeur Jean-Michel Dubernard. Quelle est votre motivation pendant toutes ces années d’activités intenses ?

Ma seule motivation, c’est de faire avancer la médecine. Je le fais pour mes malades. Je n’avais que 11 ans quand j’ai eu la vocation de faire de la médecine. C’est après mon opération de l’appendicite et l’annonce de la première transplantation de rein que j’ai eu ce déclic. Fils d’une pharmacienne et d’un médecin du Rhône, j’ai fait mes études de médecine à Lyon. Après un stage de trois ans à la Harvard Medical School de Boston auprès du chirurgien Joseph Murray, auteur de la première transplantation de rein réussie, j’ai alors décidé de m’orienter vers la technique de transplantation. J’ai toujours gardé cette optique, même lorsque j’ai décidé de faire de la politique.

Quelles sont les étapes qui ont le plus marqué votre carrière ?

Elles sont nombreuses. Chaque opération est une étape importante pour moi. Mais les principales restent surtout « les premières ». J’ai effectué la première greffe européenne du pancréas en 1976 et par la suite, j’ai réalisé la première greffe au monde d’une main en 1998. J’ai également réalisé la première greffe bilatérale mains et avant-bras en 2000, puis une première greffe du visage en 2005. Tous ces moments étaient magiques. Pour moi, mes équipes et bien entendu pour les malades.

Tout le monde vous appelle Max. Pourquoi un tel surnom ?

Déjà enfant, j’avais envie d’aller au maximum de mes possibilités. Cela est resté dans les couloirs de l’hôpital et ailleurs, c’est devenu assez courant. Cela m’a toujours fait sourire, mais je crois que cela me correspond assez…

Alors « Max », pourquoi m’avoir toujours soutenu dans mes actions ?

Tout au long de ta vie, Rémi, tu as fait preuve d’un courage exceptionnel et de volonté malgré tes 22 années de dialyse à raison de trois séances par semaine. Tu as ainsi pu suivre des études t’ayant conduit à un diplôme d’école de journalisme, de communication et de marketing. Tu as, par la suite, créé une revue Internet en janvier 2000 avec la société RDM Editions que tu as toujours gérée avec beaucoup d’enthousiasme, de bonne humeur et de professionnalisme.

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