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Régionales 2021 : Fabienne Grébert entend "ne pas démanteler notre patrimoine industriel"

Régionales 2021 : Fabienne Grébert entend
Caroline Thermoz-Liaudy - Fabienne Grébert, candidate "L'écologie c'est possible!" aux élections régionales 2021

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Quelles sont vos propositions pour les entreprises qui doivent trouver l'équilibre entre transition écologique (TE) et compétitivité ?

J'ai été directrice adjointe d'une PME de 70 personnes dans la distribution de fournitures de bureau. Je pense que la TE est un élément de compétitivité. Cela favorise la création d'emplois et l'économie locale. Mais il faut accompagner ces chefs d'entreprise en faisant connaitre toutes les initiatives existantes et les meilleures pratiques. Il faudra aussi accompagner de nouveaux modèles économiques et des investissements, pour relocaliser l'économie.

On vous a vu souvent durant la campagne, auprès des entreprises en difficulté. Pourquoi cette présence ?

Je ne me sens pas le droit de laisser démanteler notre patrimoine industriel et nos emplois de proximité. Cela coûtera plus cher à la collectivité de le laisser partir. La Région doit prendre des participations dans ces entreprises. Notre région doit devenir souveraine sur le photovoltaïque, sur les bouteilles d'oxygène…

Et concernant les filières innovantes comme l'hydrogène… ?

La Région a fait une erreur stratégique en misant sur l'hydrogène pour le véhicule individuel. D'autres régions ont choisi l'hydrogène au service du transport ferroviaire ou à des fins industrielles. Nous avons besoin de réorienter ces politiques, qui partaient plutôt de la volonté de participer à une start-up avec Engie et Michelin. Ce n'est pas ma vision de la compétitivité. Je souhaite une région qui garde ses emplois, les pérennise, les transforme et accompagne la TE.

En matière de transports, vous encouragez le fret ferroviaire, mais pas le Lyon-Turin. Pourquoi ?

Nous sommes dans une situation. Ce dont on a besoin, c'est de mettre des camions sur des trains, tout de suite. Vous imaginez ce qu'on pourrait faire avec 26 Md€ pour les trains du quotidien ? Pour une offre de service digne de ce nom pour le fret ferroviaire ?

Soutenez-vous le fait que les villes doivent se désengager des voitures ?

Il faut proposer des alternatives aux voitures individuelles. Il faut développer le transport en commun, des RER qui maillent le territoire. Eventuellement du transport à la demande dans les territoires ruraux, ou de l'aide à l'achat de vélos électriques… Je ne jette pas la pierre aux déplacements en voiture. Il y a des gens qui n'ont pas d'autres choix. Mais il faut qu'on arrête de fermer des gares et de supprimer des lignes. On doit faciliter le transport de porte à porte en réduisant la part de la voiture individuelle avec des mix de solutions.

Le développement durable est une matière qu'on peut développer de manière transversale via les compétences de la Région ?

Nous avons un programme de transition, sur les investissements ferroviaires, sur la transformation des pratiques agricoles, sur la rénovation énergétique, et sur la transition écologique des entreprises. Si on travaille ces quatre secteurs, on s'attaque à 80 % des émissions de gaz à effet de serre, en répondant aux compétences de la Région, puisqu'on travaille sur la formation professionnelle, l'économie, l'aménagement du territoire, le logement, l'environnement…

La victoire n'aurait pas été plus facile avec une gauche unifiée ?

L'union des écologistes et de la gauche, on la fera au soir du premier tour. Il y aura trois femmes réunies pour battre Laurent Wauquiez. On ne nous attendait pas aux européennes, ni aux municipales. On ne nous attend pas aux régionales, et ça va continuer. Peut-être même l'année prochaine…

Retrouvez l'intégralité de notre dossier consacré aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes

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