AccueilCollectivitésRéforme de l'apprentissage : la région toujours inquiète face aux propositions

Réforme de l'apprentissage : la région toujours inquiète face aux propositions

Le bras de fer continue entre les régions et les branches professionnelles à l'occasion de la réforme de l'apprentissage. Si ces dernières ont quitté la table des négociations, les régions sont revenues dans la course après avoir obtenu quelques garantis du Premier ministre. Point de vue d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Réforme de l'apprentissage : la région toujours inquiète face aux propositions
Photo S.B.

Collectivités Publié le ,

"Les régions sont revenues dans la négociation après avoir reçu l'engagement du Premier ministre de l'intérêt national portés aux apprentis et que la réforme n'est pas juste un transfert de magot entre les régions et les branches professionnelles", avance Stéphanie Pernod Beaudon, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes déléguée à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage. Désormais ouverte au dialogue, la collectivité reste sur la défensive quant aux mesures envisagées : taxe d'apprentissage qui se financerait au contrat (elle dépend pour l'instant globalement des Régions), retrait des régions dans l'attribution des subventions de fonctionnement des CFA, plus d'autorisation d'ouverture. Or, pour la vice-présidente, réduire la taxe au contrat "c'est favoriser certaines formations concentrées dans les métropoles au détriment de celles, moins importantes mais nécessaires au maintien de l'activité dans certains territoires. C'est également encourager les regroupements, ce qui, là aussi, se ferait au détriment des territoires ruraux ou pour les filières aux métiers spécifiques. Cela signe la fin des savoir-faire régionaux". Chaque année, la région reverse à la filière apprentissage la totalité de la taxe éponyme à laquelle elle rajoute, sur ses fonds propres, 13 M€ dédiées aux actions autour de l'apprentissage (aide au logement, aide au premier équipement, etc.). "Penser que nous ne sommes qu'une variable d'équilibre pour les CFA est une vision parisienne et dénote une méconnaissance totale du sujet. Si certains CFA sont soutenus, c'est parce que nous avons la volonté de permettre à certains métiers d'exister", complète-t-elle. Pour le moment, le projet définitif de réforme n'est pas terminé. D'autant que le Medef n'a pas repris les négociations. "Nous restons mobilisés, car le vrai enjeu, c'est la place que l'on veut donner à l'apprentissage dans notre pays", conclut-elle.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 15 janvier 2022

Journal du15 janvier 2022

Journal du 06 janvier 2022

Journal du06 janvier 2022

Journal du 01 janvier 2022

Journal du01 janvier 2022

Journal du 23 décembre 2021

Journal du23 décembre 2021

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?