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Reconquête des friches industrielles : 46 sites retenus en Auvergne-Rhône-Alpes

La reconquête des friches industrielles constitue pour les territoires un véritable enjeu, le réemploi de ces réservoirs fonciers étant autant d'opportunités pour les collectivités de développer l'attractivité économique que de lancer un renouvellement urbain. France relance a ainsi dédié un volet de son plan pour accompagner cette démarche. En Auvergne-Rhône-Alpes, 46 sites ont été retenus à ce jour, sur 120 dossiers déposés.
Reconquête des friches industrielles : 46 sites retenus en Auvergne-Rhône-Alpes

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Qu'elle soit industrielle, commerciale, administrative ou militaire, la requalification des friches constitue un casse-tête pour les collectivités, mais elles représentent une source d'opportunités diverses. "Ces terrains bâtis ou non, délaissés plus ou moins volontairement sont plus ou moins inhérents aux agglomérations urbaines", relate Rachel Linossier, maître de conférences en aménagement et urbanisme à l'Université Lyon 2 – Institut d'urbanisme.

Les enjeux liés à la requalification des friches sont multiples, et répondent en premier lieu à des problématiques foncières, comme à Saint-Denis-de-Cabanne, dans la Loire, où l'opération d'aménagement d'une friche en centre-bourg constitue la principale opération d'aménagement définit par le PLU de la commune ligérienne pour répondre à la pénurie de foncier.

Un avis que partage Jean-Pierre Berger adjoint en charge de l'urbanisme et du logement à Saint-Etienne, une municipalité qui a fait le choix stratégique de la démolition et de la réhabilitation à travers "des projets parfois emblématiques pour redynamiser un quartier, ramener de nouveaux habitants, ou développer la mixité sociale". Ainsi, la collectivité, à la reconquête de sa dynamique économique et démographique passée, annonce près de 210 000 m2 démolis en 10 ans.

Une sobriété foncière

Car l'idée première, selon la maître de conférences, est bien d'utiliser "dans un premier temps, les ressources foncières disponibles tout en répondant aux injonctions de zéro artificialisation nette ou de la lutte contre l'étalement urbain, qui font que tout terrain non-utilisé en zone urbaine a vocation à être réutilisée".

Marqueurs d'une histoire industrielle d'antan ou symptômes des crises actuelles, ce même si les industriels sont tenus depuis la loi Florange à chercher un repreneur (lire par ailleurs), la réappropriation de ces lieux s'inscrit dans une volonté publique ou privée assortie des moyens financiers des acteurs. Lesquels participent à une dynamique de développement en remplacement des activités par d'autres, qu'il s'agisse de produire des logements, des espaces publics ou des commerces.

Mais aussi de redorer une image. Comme à Saint-Etienne, où la reprise des entrées de ville - notamment l'entrée sud où s'est implanté le centre commercial Steel - répond à cette logique. (...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

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