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Dossier : Rebondir ? Pas si simple pour le dirigeant

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Les 3D : divorce, dette, dépression. Le triptyque trop bien connu de ceux qui ont échoué n'est pas une fatalité. La crise a accéléré les cas de faillites d'entreprise. Dans le même temps, la parole s'est libérée. Si planter une entreprise fait des dégâts dans une vie, de plus en plus de soutiens se font jour pour accompagner ces entrepreneurs et les aider à rebondir, en positivant la situation.

Eprouvé par des licenciements, des problèmes financiers, souvent mêlés à des déséquilibres au sein même de sa famille, le dirigeant a besoin de temps, plus ou moins long selon son caractère, pour repartir sur de nouveaux projets. Pour des questions purement alimentaires, certains s'engagent dans le salariat. « Mais ce n'est pas si simple de retrouver un emploi, analyse Marie-Josée Bernard, professeur à EM Lyon. Son futur employeur peut se dire qu'il va un jour lui prendre sa place ou, au contraire, planter sa boite. » Sylvain Tillon, aujourd'hui dirigeant de Tilkee, à Lyon, estime « qu'il est facile de trouver du travail après avoir fermé son entreprise ». La confiance varie d'une situation à l'autre. Chaque cas est particulier.

Passée la période d'acceptation, certains redémarrent sur d'autres projets. Difficile d'avoir des chiffres précis sur le taux de retour à l'entrepreneuriat. L'association 60 000 Rebonds évoque un taux de 65 % quand Marie-Josée Bernard estime que peu de chefs d'entreprise repartent dans l'entrepreneuriat. Pourtant, ces profils au fort tempérament, combatifs, habitués à gérer des situations complexes, ne seraient pas vraiment programmés pour le salariat. Mais pour repartir, il faut nécessairement faire un travail d'analyse en profondeur sur ses propres échecs pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. « Ne pas cacher ses échecs à ses partenaires, leur parler et leur montrer qu'on a tout essayé pour redresser l'entreprise constituent les clés pour rebondir, analyse Sylvain Tillon. Etre entrepreneur, c'est accepter ses erreurs et surtout éviter de les reproduire. L'échec vient d'un million de toutes petites négligences et surtout de la peur de l'échec lui-même. » La part psychologique est très importante mais l'environnement extérieur joue beaucoup dans le rebond. Sans sacraliser ni stigmatiser, le chef d'entreprise qui a fait faillite a forcément des expériences à partager qui peuvent être bénéfiques pour un futur employeur ou pour sa nouvelle entreprise. Voyons le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide…

Selon l'Insee, 6 589 entreprises ont fait faillite à la fin du 3ème trimestre 2015 en Rhône-Alpes (soit – 1,1 % par rapport à l'année précédente).

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