AccueilCollectivitésRapport du Sénat sur la Métropole de Lyon : Bruno Bernard défend "un modèle qui marche"

Rapport du Sénat sur la Métropole de Lyon : Bruno Bernard défend "un modèle qui marche"

Ayant souhaité réagir avant même la publication officielle du rapport du Sénat jeudi 8 décembre en soirée, le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard (EELV), tenait une conférence de presse le matin même.
"Le modèle lyonnais est un atout pour mener des politiques publiques", a défendu Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon.
©Marie-Agathe Gonnard - "Le modèle lyonnais est un atout pour mener des politiques publiques", a défendu Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon.

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Au lendemain de la présentation des conclusions d'un rapport du Sénat sur la Métropole de Lyon, le président de la collectivité, Bruno Bernard, a répondu de façon "diplomatique" à ce qui semble être une attaque politique de "bonne guerre" de la part du sénateur LR et président de la Commission des lois, François-Noël Buffet. Conseiller communautaire d'opposition, celui-ci fut aussi candidat perdant en 2020 face à l'actuel locataire de la Métropole.

"Je remercie le Sénat d'avoir mené cette mission, il y a eu une véritable écoute", a commenté "poliment" Bruno Bernard, avant de s'attarder sur le contexte. "Je rappelle toutefois que la mission a été demandée par des élus Les Républicains auprès de Gérard Larcher, président du Sénat, lors du congrès des maires de 2021, avec la volonté non dissimulée de remettre en cause le modèle de la Métropole de Lyon. Au final, ce rapport de commande politique, pour ne pas dire politicienne, semble assez rassurant et sans surprise".

Déménagement du Rhône à Villefranche-sur-Saône ?

On rappelle que le modèle lyonnais, élu au suffrage universel direct pour la première fois en 2020, est unique en France à concentrer les compétences d'un département et d'une communauté urbaine.

Le rapport du Sénat dans sa "version provisoire" que nous avons pu consulter, ne semble pas du tout remettre en cause la métropole à statut particulier, mais émet des préconisations, comme la clarification avec le département du nouveau Rhône ("Ce qui pourrait logiquement entraîner un déménagement du siège à Villefranche-sur-Saône", a commenté Bruno Bernard)

Autre évolution possible, un éventuel déplacement calendaire des élections métropolitaines en les découplant des municipales et les rapprochant des départementales, avec la création d'une circonscription unique (comme les régions) avec prime à la majorité à 25% (14 circonscriptions actuellement).

Si cette disposition législative était effective, paradoxalement, elle donnerait presque deux ans de plus de mandat à la majorité actuelle.

Bruno Bernard : "Le modèle lyonnais est un atout pour les politiques publiques"

"Au final, je dirais que le modèle lyonnais est un atout pour mener des politiques publiques, a poursuivi Bruno Bernard, développant son propos : "Je suis d'accord avec le besoin de séparer les les circonscriptions administratives avec le Nouveau Rhône, de séparer le fonctionnement de la Maison départementale et métropolitaine des personnes handicapées (MDMPH), ce que nous avons demandé avec le président Christophe Guilloteau au ministre de tutelle. Nous sommes également d’accord sur la conservation d'un service de pompiers commun."

Le rapport a pointé les relations avec les maires, et évoquant la fronde de ces derniers au début du mandat en cours, le président a rétorqué : "Les relations avec les maires n'ont jamais été aussi bonnes à travers le pacte territorial, et les dotations aujourd'hui sont clairement identifiées, à égalité entre les communes, que l'on soit de la majorité actuelle ou non."

Pour le président de la Métropole de Lyon, "il faut faire confiance aux territoires"

A propos de la Région, le président a indiqué : "La porte est ouverte à la création d'un RER à la Lyonnaise. En revanche, comme nous le proposons, si nous intervenons financièrement pour la prise en charge des déficits d'exploitation des trains du quotidien, nous demandons notre présence dans la gouvernance de ce dispositif."

Toutefois, le président de la Métropole de Lyon conclut "qu'il n'est pas nécessaire de chercher à légiférer dans l'immédiat sur une institution aussi jeune, sur un modèle qui marche". Concédant que "les choses ne sont pas encore tout à fait stabilisées", Bruno Bernard a martelé "qu'il faut faire confiance aux territoires".

L'attractivité lyonnaise en question

Le rapport en version "provisoire" égratigne pourtant en page 121 l'action menée, à travers une attaque est assez frontale au chapitre "La métropole de Lyon : une attractivité en sursis ?".

Et les rédacteurs du rapport de développer: "Le baromètre de l’attractivité de la France en 2021 publié par le cabinet d’audit Ernst and Young en mai 2022 semble révéler une certaine inflexion. La métropole de Lyon, placée en 2021 par les dirigeants internationaux en deuxième position après Bordeaux comme ville susceptible de concurrencer Paris, n’arrive plus désormais qu’au cinquième rang. Dans un contexte de vive concurrence entre les métropoles, les décisions des responsables politiques peuvent en effet avoir des répercussions rapides sur le comportement des investisseurs."

Mettant en avant ce matin en conférence de presse un autre classement plus avantageux en la matière pour Lyon, Bruno Bernard a repoussé les attaques politiques. Avant de probables échanges au sein de l'hémicycle métropolitain lundi 12 décembre lors de la séance plénière.

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