AccueilCultureSpectacle vivantRabbit Hole, version Stavisky

Rabbit Hole, version Stavisky

La nouvelle création de Claudia Stavisky ouvre la saison du théâtre des Célestins avec brio et simplicité. Et la directrice continue d'explorer le registre contemporain, en mettant en scène des auteur.es vivant.es, comme ce texte de David Lindsay-Abaire, fraîchement traduit par Marc Lesage (par ailleurs co-directeur de la vénérable maison), qui avait reçu en 2007 le prix Pulitzer de l'oeuvre théâtrale.
Rabbit Hole, version Stavisky

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Si cette pièce de l'écrivain et dramaturge américain co-directeur du département de dramaturgie de la Juilliard School (New York) est loin d'être renversante, elle a le mérite d'aborder un sujet sensible, la perte d'un enfant, sans pathos ni fioritures, dans une langue sobre et elliptique.

Procédant par strates successives, l'histoire se dévoile peu à peu, faisant doucement monter la tension de ce qui s'avère un drame humain, tandis que les cocasseries de la vie quotidienne viennent désamorcer le tragique.

Et Julie Gayet, personnage de la mère, excelle dans cet exercice d'équilibriste par sa présence solaire et sa spontanéité. Les autres protagonistes sont également incarnés par les excellent.es comédiens.nes que sont Patrick Catalifo (qui avait déjà joué dans une pièce de Lindsay-Abaire) dans le rôle du père, impeccable en homme dévasté, Lolita Chammah, en jeune tante maladroite et survoltée et Nanou Garcia, parfaite dans celui de la grand-mère qui essaie de recoller les morceaux.

Non sans finesse, la scénographie de Alexandre de Dardel, complice de la metteure en scène depuis ses trois dernières productions, figure à la fois un intérieur middle-class américain, avec le coin cuisine aménagée et le salon bien propret, et peut également se transformer en écran où passent les images de l'enfant perdu courant dans l'herbe. La sobriété de la mise en scène n'insiste pas trop sur le naturalisme de l'écriture, laissant respirer des personnages dont l'histoire leur a coupé le souffle...

Théâtre des Célestins, jusqu'au 8 octobre, www.teatredescelestins.com

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