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Réforme européenne de l’audit : les commissaires aux comptes inquiets

Présidée depuis peu par Olivier Arthaud, la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon (Ain, Loire et Rhône)* est loin d’être insensible à ces préoccupations et s’en ouvre à tout un chacun, clients comme confrères. Au lendemain de la crise financière de 2004, la donne change. La confiance n’est plus de mise envers les états financiers audités (établissements de crédit, sociétés cotées…).

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Présidée depuis peu par Olivier Arthaud, la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon (Ain, Loire et Rhône)* est loin d’être insensible à ces préoccupations et s’en ouvre à tout un chacun, clients comme confrères.

Au lendemain de la crise financière de 2004, la donne change. La confiance n’est plus de mise envers les états financiers audités (établissements de crédit, sociétés cotées…). Les auditeurs sont suspectés d’une indépendance insuffisante. Les « Big Four » présentent une concentration et une prédominance trop importantes (environ 90 % du marché !). Face à ces constats, la Commission européenne décide de réformer l’audit communautaire, suite à la publication d’un Livre vert en 2010.

Clarifier le rôle de l’auditeur et renforcer son indépendance, améliorer la qualité des audits et permettre une convergence de leurs pratiques ou encore déconcentrer le marché de l’audit sont alors autant de souhaits louables qui ne résisteront pas au lobbying très efficace des « Big Four ». Quatre années seront néanmoins nécessaires pour faire avorter cette ambitieuse réforme, corroborée par les objectifs initiaux fixé par le commissaire européen Michel Barnier.

Il faut alors patienter jusqu’en mai dernier pour voir arriver une 8e directive modificatrice, ainsi qu’un règlement spécifique au contrôle légal des entités d’intérêt public, avec notamment le renforcement de l’indépendance des auditeurs, la création d’une instance européenne de supervision, le CEAOB (Committee of european auditing oversight board), l’adoption de normes ISA, des rapports d’audit bien plus informatifs, mais aussi une rotation obligatoire des auditeurs légaux tous les dix ans, l’instauration d’une « black list » ou liste de services « non audit » (tout est permis, sauf ce qui est interdit, donc) ou encore le renforcement du rôle et des compétences du comité d’audit (pour la désignation des auditeurs légaux).


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Lire la suite dans Le Tout Lyon Affiches n°5157 du samedi 13 juin 2015

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