AccueilSociétéQuentin Hinley, une baguette touche-à-tout

Quentin Hinley, une baguette touche-à-tout

Depuis 18 mois, le public de l’Auditorium, où il est en résidence, a fait la connaissance de Quentin Hinley.

ActualitéSociété Publié le ,

Ses fonctions couvrent la direction musicale des orchestres de jeunes de l’Académie de l’ONL et l’assistance de Leonard Slatkin. Une double casquette qu’il assume avec enthousiasme comme les premières années d’un parcours démarré sur les chapeaux de roues… à l’âge de cinq ans ! « Après avoir entendu Pierre et le Loup de Prokofiev, je voulais faire de la clarinette. Malheureusement, mon frère aîné avait fait le même choix avant moi. J’ai donc commencé à la flûte à bec ». Encore en culottes courtes, devant la télévision de sa grand-mère, il se prend de passion pour le violon. Mais au conservatoire de son quartier, la classe affichait complet. Il se rabat sur l’alto. Après cette succession de vocations ratées, il finit par s’attacher à un instrument avec lequel il décroche son prix en 2006. Depuis, il figure parmi les altistes supplémentaires de l’orchestre de l’Opéra de Paris. Au lycée, Quentin Hinley a fréquenté d’autres musiques plus actuelles. Mais là encore, pas de chance. Son frère à la guitare, il fait de la batterie par dépit ! Et le piano ? « J’en ai jamais eu envie. Peut-être pour ne pas faire comme tout le monde ». Pourtant, lorsqu’il entre au Conservatoire, il choisit le clavier comme instrument complémentaire. L’expérience durera deux ans. « Je voulais jouer la Pavane de Ravel ». Un regret ? « Ne pas avoir fait du piano plus tôt », avoue cet amoureux de la nature qui aime mettre ses mains dans la terre. L’instrumentiste touche-à-tout découvre la direction d’orchestre avec Jean-Marc Cochereau, le fils de Pierre Cochererau, l’organiste. « Chaque été, je participais aux stages qu’il organisait pour de jeunes musiciens. Je l’ai fait pendant dix-huit ans, jusqu’à mon 32e anniversaire ». Eté après été, il avance, du fond vers l’avant du pupitre d’alto, devient encadrant jusqu’au moment où la baguette le démord. L’occasion lui est fournie par un concours de circonstance, un travail sur un extrait de la musique de Star Wars qu’il répète avec ses camarades. « On lui a fait la surprise pendant un raccord » …


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5086 du samedi 1 février 2014 …

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?