AccueilCollectivitésQualité de l'air en Rhône-Alpes : des progès... encore insuffisants

Qualité de l'air en Rhône-Alpes : des progès... encore insuffisants

Sous le coup d’un contentieux avec l’Union Européenne, la France encourt une amende d’au moins 100 M€ en 2014 pour le non-respect des valeurs limites de particules fines (PM 10 et PM 2,5) 1 et risque une autre poursuite pour le dépassement du seuil de dioxyde d’azote (NO₂) 2.

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Sous le coup d’un contentieux avec l’Union Européenne, la France encourt une amende d’au moins 100 M€ en 2014 pour le non-respect des valeurs limites de particules fines (PM 10 et PM 2,5) 1 et risque une autre poursuite pour le dépassement du seuil de dioxyde d’azote (NO₂) 2. Si l’adoption définitive du Schéma Régional Climat Air Energie (Etat/ Région) et celle des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) préfectoraux de Saint-Etienne, Grenoble et Lyon devraient infléchir la sévérité de Bruxelles, la région Rhône-Alpes doit renforcer ses efforts. Avec les deux épisodes exceptionnels de pic de pollution en décembre (quinze jours) et en mars (onze jours), elle a dépassé d’une dizaine de jours l’autorisation de dépassement de 35 jours annuels. Exactement 83 journées ont fait l’objet des dispositifs d’alerte ou d’information, les bassins les plus impactés étant ceux du Lyonnais/Nord-Isère, de la Vallée de l’Arve, de Grenoble et du Pays de Savoie.

L'ozone dans le sud de la région et l'ouest de L'Ain

Les équipements d’Air Rhône-Alpes, répartis sur quatorze zones de mesures, analysent de plus en plus finement les sources d’émissions. Et donnent lieu à des études qui ont dressé les spécificités et disparités territoriales et les incidences multifactorielles de ces dépassements. Polluant solitaire, l’ozone se concentre principalement en zone rurale et en altitude, et plutôt dans le sud de la région – dans la Drôme et l’Ardèche – et l’ouest de l’Ain où il a franchi les valeurs limites durant l’été. Le NO₂, le PM 2,5 et le PM 10 ont impacté les grands axes routiers des vallées rhônalpines, touchant 50 000 habitants pour le NO₂ et 150 000 pour les particules fines. Le premier phénomène de grande ampleur du mois de décembre a eu pour origine la convergence d’émissions par le chauffage au bois individuel, le trafic routier, les activités industrielles et un anticyclone persistant. L’épisode de mars a cumulé, en sus de ces facteurs, les activités d’épandage agricole et une pollution en particules émanant du nord-est de la France et des pays frontaliers. .../....


1. Particules ou poussières en suspension issues de combustions industrielles ou domestiques, du transport, des activités agricoles et des travaux du BTP.
2. Provient de la combustion d’énergie fossile (moteurs, chauffage, centrales thermiques classiques).


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5098 du samedi 26 avril 2014

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