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[publi-information] Pôle emploi au soutien de la filière textile pour préparer l'après-Covid

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[publi-information] Pôle emploi au soutien de la filière textile pour préparer l'après-Covid
DR - Thibaud Von Tschader, Jérôme Grausi et Pierric Chalvin.

L'industrie textile attend de voir comment va évoluer la situation sanitaire et quel sera l'impact du deuxième confinement sur l'activité économique. Mais dès à présent, avec Pôle emploi, elle se prépare à repartir de l'avant.

Longtemps apanage de la région Nord Pas de Calais, le titre de première région textile de France revient depuis quelques années à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Contrairement aux autres régions de l'Hexagone, elle réunit tous les métiers de la filière, de la transformation du fil jusqu'à l'assemblage. Elle se distingue aussi des autres régions par sa présence sur l'ensemble des marchés d'application, avec sur son territoire des leaders nationaux et européens. Elle a su innover et s'adapter à la demande du marché.

Portée par une bonne dynamique jusqu'au début du printemps 2020, la filière textile régionale a beaucoup recruté ces dernières années. "Avant la crise sanitaire, nous avions du mal à trouver des candidats dans la région, car nous étions quasiment dans une situation de plein emploi", analyse Jérôme Grausi, chef de projet régional secteur industrie Pôle emploi Auvergne-Rhône-Alpes. Cette difficulté à recruter s'expliquait en premier lieu par le niveau très élevé de l'offre. Au début de l'année, Unitex l'estimait ainsi à 1 000 emplois à pourvoir par an en Auvergne-Rhône-Alpes.

"L'industrie fait moins rêver"

"Nous étions confrontés à une pénurie de main-d'œuvre, confirme Pierric Chalvin, son délégué général. Tout d'abord parce que les entreprises doivent faire face aux départs à la retraite de toute une génération de salariés, mais aussi en raison de la diversification des entreprises dans de nouvelles activités, qui nécessite de faire appel à de nouveaux profils."

De son côté, Thibaud von Tschammer, directeur général du Groupe Deveaux, ajoute que ces difficultés de recrutement s'expliquent aussi par l'image que véhiculent les métiers de textile : bruyants, salissants, fatigants… "Alors que ce n'est plus du tout le cas, souligne-t-il. L'industrie fait moins rêver, par exemple, que le commerce alors que les conditions de travail ne sont pas moins bonnes et les contraintes pas plus importantes."

Pour lutter contre cette image éculée et démontrer que l'industrie textile est aujourd'hui diversifiée et innovante, les professionnels de la filière, en partenariat avec Pôle emploi, organisent tout au long de l'année des opérations de présentation et de promotion des métiers du textile. "L'industrie textile participe aux forums de l'emploi que nous organisons dans les territoires et nous indiquons aux demandeurs d'emploi que le textile est un secteur en tension et qui recrute", confirme Jérôme Grausi.

Une plateforme de recrutement mise en place l'année dernière

"Nous travaillons également avec Pôle emploi dans le cadre de la plateforme de recrutement, que nous avons mise en place l'année dernière", ajoute Pierric Chalvin. Baptisée FrenchTex (Ndlr : www.frenchtex.org), elle présente les métiers et les formations du textile, mais aussi des offres d'emplois. Depuis quelques semaines, une passerelle a été créée pour relayer directement sur FrenchTex les offres de Pôle emploi qui concernent le secteur textile en France.

Car les besoins sont encore forts, même si tous les acteurs du textile ne vivent pas la crise sanitaire et ses effets de la même manière. "La situation est très contrastée, car les marchés abordés par nos entreprises sont différents. Le textile est avant tout une industrie de sous-traitance et nos entreprises dépendent donc directement de la dynamique de leurs marchés d'application, rappelle Pierric Chalvin. Celles qui travaillent pour les univers de la santé ou des équipements de protections individuelles sont tractées par la dynamique de ces activités. En revanche, celles qui travaillent pour l'aéronautique et la mode, par exemple, sont plus impactées."

"Dans le textile comme dans les autres industries on a avant tout besoin de savoir-être"

Nombreuses, les offres concernent tous les demandeurs d'emploi, diplômés ou non. "Nous recherchons des personnes qualifiées, titulaires de diplôme d'ingénieur, de licence, de BTS, mais aussi des personnes qui ne sont pas qualifiées mais qui ont l'envie de réussir avec nous, de s'adapter et de grandir dans nos entreprises", affirme Thibaud von Tschammer. La filière est organisée pour former ces personnes. Au sein de ses établissements, mais également en interne.

Et là encore Pôle emploi est prêt à intervenir, comme le rappelle Jérôme Grausi : "Dans le cadre des parcours de retour à l'emploi, nous pouvons partir très en amont, en commençant par former les demandeurs d'emploi aux codes de la vie en entreprise. Aujourd'hui dans le textile comme dans les autres industries on a avant tout besoin de savoir-être. Bien entendu plus on monte en compétences et plus il faut ajouter des qualifications et de l'expérience. Mais dans la majorité des cas, le secteur recrute juste des personnes qui sont motivées par l'envie d'apprendre un métier et dans ce sens Pôle emploi accompagne les demandeurs d'emploi à se former aux métiers du textile en lien avec les entreprises de notre territoire afin de répondre à leurs besoins de main d'œuvre."

www.pole-emploi.fr/region/auvergne-rhone-alpes

Chiffres clés

600 établissements (27 % du total national)

17 000 salariés et premier bassin d'emploi textile en France

3,5 Md€ de chiffre d'affaires consolidé en 2019

Au lendemain de la crise sanitaire, la situation ne devrait guère changer. Les besoins en recrutement sont aujourd'hui encore très importants. Trois typologies d'emplois se dégagent tout particulièrement selon Pierric Chalvin : "Les opérateurs de production tout d'abord, et plus particulièrement les mécaniciens régleurs, les agents de maintenance, les conducteurs d'équipements industriels, les couturières et opératrices de confection. Viennent ensuite les responsables d'ateliers, les responsables de collections, les contrôleurs qualité, les responsables de laboratoire… des métiers qui nécessitent de l'expérience et de la formation. Enfin, les fonctions supports resteront très porteuses dans les prochains mois : commerciaux, assistantes commerciales, comptables…"




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