AccueilSociétéPrototypes en série – Marcel Mérieux, élève « spirituel » de Louis Pasteur

Prototypes en série – Marcel Mérieux, élève « spirituel » de Louis Pasteur

Issu d’une riche lignée de tisserands lyonnais, Marcel Mérieux est né dans des draps de soie.

ActualitéSociété Publié le ,

Cependant, au désespoir de ses parents, l’adolescent s’intéresse davantage aux tubes à essai qu’au doux cliquetis des machines industrielles. Rejeté par sa famille, jugée très conservatrice, il intègre l’Ecole de Chimie Industrielle, avant de partir pour l’Allemagne approfondir l’art des colorants textiles. De retour dans sa ville natale, il s’intéresse de près à la microbiologie. Fasciné par Pasteur et son travail sur la vaccination vétérinaire et humaine, Mérieux se réjouit d’assister aux toutes premières expériences de sérothérapie utilisée contre la diphtérie. En association avec le vétérinaire Henri Carré, Marcel Mérieux fonde un premier laboratoire sous les combles de l’Hôtel-Dieu, qui deviendra, en 1897, l’Institut Biologique Mérieux. Spécialisé dans la lutte contre la tuberculose, la diphtérie et le tétanos, l’organisme se distingue en devenant l’un des premiers laboratoires à délivrer de la tuberculine, réalisée à partir de bacilles de Koch ; ceci, l’année même de la naissance du fils de Marcel, Charles, destiné à prendre sa suite. Peu avant la Première Guerre mondiale, l’institut Mérieux est d’ores et déjà hautement considéré pour son travail.

15 000 doses de tuberculine en 1935

Affaibli financièrement par les années de conflit, l’institut regagne du terrain à l’apparition de la grippe espagnole, fléau de l’entre-deux-guerres. Poursuivant toujours plus ses efforts dans la lutte contre la tuberculose, Mérieux lance un programme de « cutiréaction », un vaccin préventif réalisé en milieu scolaire, qui courra jusqu’à l’apparition du fameux bacille des docteurs Calmette et Guérin, en 1921. Cinq ans plus tard, le biologiste lance l’Etablissement Sérothérapique de la Fièvre Aphteuse. Dans les années 1930, l’Institut Biologique Mérieux cultive les bacilles de Koch en milieu synthétique et se retrouve ainsi parmi les premiers producteurs mondiaux de tuberculine. Les sérums produits s’imposent dans les médecines humaine et vétérinaire. Le laboratoire compte alors une quarantaine d’employés et produit à l’échelle industrielle. Un succès jamais démenti par la suite. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5095 du samedi 05 avril 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?