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Protection des œuvres d’art : une entreprise lyonnaise innove

Spécialiste des textiles techniques pour l’industrie et les pompiers, la PME lyonnaise Otego lance une housse spécifique pour protéger les œuvres d’art des incendies. Une innovation destinée aux musées, aux cathédrales mais aussi aux collectionneurs.
Thierry Mosa est le PDG d'Otego, une entreprise de 80 salariés basée à Dagneux, dans l'Ain. Elle innove pour protéger les oeuvres d'art.
© DR - Thierry Mosa est le PDG d'Otego, une entreprise de 80 salariés basée à Dagneux, dans l'Ain. Elle innove pour protéger les oeuvres d'art.

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Une housse spécifique pour protéger les œuvres d’art des incendies : voici le produit innovant lancé cette année par Otego, PME basée àDagneux dans l'Ain et spécialisée dans les textiles techniques.

Fireguard - tel est le nom du produit - s’adresse aux musées, aux cathédrales, aux salles de vente… mais également aux particuliers collectionneurs. Le musée Jacquemard-André et le musée des Arts et Métiers à Paris, ainsi que la cathédrale de Bordeaux ont d’ores et déjà investi dans cette solution.

Une housse protège l'œuvre d’art des flammes

En cas d’incendie, cette housse protège l'œuvre d’art des flammes, mais pas seulement. "Elle protège l'œuvre du rayonnement des flammes car elle réfléchit la chaleur. Le tableau, la sculpture, la vitrine ou autre peut en effet être endommagé avant même que les flammes n’arrivent. Etanche, ce produit prémunit aussi l'œuvre de l’eau des lances des pompiers ainsi que des fumées", explique Thierry Mosa, président d’Otego.

Fireguard est une housse légère (environ 100 g/m²) qui peut facilement et rapidement être installée lorsqu’un incendie se déclare. Cette solution est particulièrement intéressante pour les œuvres d’art qui ne peuvent être déplacées et, donc, mises à l’abri.

"Un avant et un après incendie de Notre-Dame-de-Paris"

Pour développer ce produit très spécifique, Otego s’est appuyé sur son savoir-faire en matière de protection de la chaleur. L’entreprise conçoit notamment des tissus pour les équipements de protection des pompiers. Elle a également fait suite à quelques demandes ponctuelles des musées.

"En matière de protection des œuvres d’art, nous avons le sentiment qu’il y a eu un avant et un après incendie de Notre-Dame-de-Paris", constate Thierry Mosa. Ce nouveau produit s’inscrit aujourd’hui dans une stratégie plus large de protection du patrimoine.

Otego, le mariage réussi entre le textile et la chimie

Créé en 1948 sous le nom de PTL (Plastique Textile Lyonnais), Otego est issu du "mariage des soyeux et de la vallée de la Chimie", explique Thierry Mosa. Si l’entreprise est aujourd’hui installée à Dagneux, dans l’Ain, aux portes de Lyon, elle est née sur les pentes de la Croix Rousse.

Otego développe et produit différents types de tissus techniques, destinés notamment au monde de l’industrie. La PME, qui connaît une croissance à deux chiffres, compte 80 salariés et réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’export, dont la moitié en Europe.

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