AccueilCollectivitésProjet Part-Dieu 2030 : une SPL désormais aux manettes

Projet Part-Dieu 2030 : une SPL désormais aux manettes

Début mars 2011, Gérard Collomb présentait au MIPIM de Cannes - le grand marché international de l’immobilier – la maquette 3D numérique interactive du quartier de la Part-Dieu, tel que l’urbaniste François Decoster l’imagine pour 2030.

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Un projet façonné depuis de longs mois, mêlant un remodelage urbain à des programmes immobiliers ficelés avec des promoteurs. But de la manoeuvre : développer ce centre névralgique en le densifiant (bureaux et logements) et en le rendant dans le même temps plus agréable. Les deux notions paraissent antinomiques mais François Decoster insistait à l’époque sur le fait que la réorganisation du sol permettrait de contourner cet obstacle qui ne serait donc qu’apparent. La recette réside ainsi dans des espaces moins contraints de volutes « bétonnesques », un sol plus plat, des ouvertures, de la verdure.
Pour mener à bien ce projet, le Grand Lyon a commencé par mettre sur pied une « Mission Lyon Part-Dieu » en 2010. Une concertation a ensuite été conduite en 2012. Et aujourd’hui, la collectivité passe la seconde en transformant la Mission Lyon Part- Dieu en Société Publique Locale Lyon Part-Dieu. Cela signifie que le projet Part-Dieu 2030 va entrer en phase opérationnelle. Cette option technico-juridique avait déjà été choisie pour la Confluence. Mais la comparaison s’arrête là avec le nouveau quartier du 2e arrondissement. Alors qu’en Presqu’île, il s’agissait essentiellement d’acheter des terrains à de grands opérateurs, de les dépolluer et de revendre des lots à des promoteurs, ici, la démarche est plus complexe. Il s’agit de travailler dans un urbanisme très alambiqué avec de nombreux propriétaires et d’immenses contraintes. Les démolitions seront anecdotiques (300 logements). Il s’agira surtout de faciliter la tâche des promoteurs pour construire du tertiaire (passer de 1 million à 1,65 million de m²) et des logements (1 500). Et d’opérer des réaménagements de voiries et de places (30 ha). Techniquement, le Grand Lyon reste opérateur foncier principal. La SPL pourra acquérir cependant des fonciers valorisables à date de mise en oeuvre des projets. L’ensemble du projet du Grand Lyon s’achèvera probablement aux alentours de 2025. Le projet de gare souterraine, qui ne rentre pas dans sa compétence, sera mené ultérieurement.
De manière forcément très approximative, le directeur général de la SPL Lyon Part-Dieu, Ludovic Boyron, estime que, « à terme, il aura ici été investi 350 M€ d’argent public et 2,5 Md€ d’argent privé (ndlr : hors gare souterraine) ». Gérard Collomb, président du conseil d’administration, vise quant à lui 35 000 nouveaux emplois. Le travail porte sur une zone de 170 ha découpée en quatre secteurs, dont nous déclinons les premiers projets et leur état d’avancement. .../.…


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5118 du samedi 13 septembre 2014

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