AccueilDossiersPrêts garantis par l'État : après le Covid, la dette des entreprises en question

Prêts garantis par l'État : après le Covid, la dette des entreprises en question

Le 25 mars 2020 entrait en vigueur la possibilité de recours au Prêt garanti par l'État (PGE). Alors que les entreprises qui le souhaitent bénéficient d'une année supplémentaire pour rembourser ou amortir leur prêt, la question se pose de leur capa- cité à être suffisamment solides pour sortir de la crise.
Prêts garantis par l'État : après le Covid, la dette des entreprises en question
© Pxhere.com

Dossiers Publié le ,

Si on se réfère aux chiffres de la Fédération bancaire française, en date du 12 mars dernier, les banques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont prêté près de 14,78 milliards d'euros depuis le lancement du PGE, il y a tout juste un an. Des prêts dont l'État couvre un pourcentage de garanties compris entre 70 % et 90 % du montant, selon les conditions et les profils d'entreprises, et qui auraient dû être remboursés dès ce mois-ci.

Mais le prolongement de la crise sanitaire a, depuis, fait bouger les lignes, et les entreprises qui le souhaitent, peuvent bénéficier d'une année supplémentaire, avant de rembourser les premières échéances. Ou, en tout cas, avant de rembourser le capital, puisque suivant le principe du prêt différé, chaque emprunt dont le remboursement est reporté à 2022 verra quand même les intérêts dus dès cette année.

Une perspective optimiste

Les chefs d'entreprise font donc face à trois possibilités : rembourser immédiatement le prêt, l'amortir sur un à cinq ans supplémentaires, ou mixer les deux solutions. S'agissant des taux, les petites et moyennes entreprises qui souhaitent étaler le remboursement de leurs PGE pourront bénéficier de taux bancaires compris entre 1 % et 2,5 % en fonction du nombre d'années de remboursement.

Selon le ministère de l'Économie, le taux n'excédera pas 1,5 % pour les prêts remboursés d'ici 2023, et sera compris entre 2 % et 2,5 % pour les remboursements opérés entre 2024 et 2026. Alors que certains avancent l'hypothèse de la nécessité d'annuler tout ou partie des dettes contractées par les entreprises, la majorité tend à rappeler qu'un prêt à toujours pour principe d'être remboursé. (...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?