AccueilCollectivitésPour le bâtiment, « il y a urgence »

Pour le bâtiment, « il y a urgence »

« Le niveau d’activité est historiquement bas.

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Le rythme des mises en chantier n’a cessé de diminuer depuis 2012 pour s’établir à 33 384 logements sur un an à fin juillet 2014. On est bien loin des 51 417 logements de 2011 et très au-dessous de la moyenne des 42 600 logements engagés par an en moyenne depuis 1975 », s’inquiète Jacques Blanchet qui dresse un bilan préoccupant de la situation du bâtiment en Rhône- Alpes. La région, qui avait jusque-là mieux résisté que d’autres à la crise, est aujourd’hui particulièrement frappée, notamment le Rhône et la Loire où l’activité a reculé respectivement de 37 % et 28 % en un an.
Aux 6 300 emplois perdus depuis cinq ans, 6 000 pourraient s’ajouter rapidement si rien n’est fait pour relancer la construction. « Le bâtiment est le premier employeur de Rhône-Alpes, avec 123 000 salariés mais aujourd’hui, nos 45 000 entreprises ne gagnent pas d’argent. Elles tentent de survivre. On ne voit pas la fin de la crise », déclare René Chevalier, président de la FFB Savoie.

« Il est urgent d'agir »

Supposé apporter un peu d’espoir dans ce climat critique, le plan de relance annoncé par le gouvernement et salué par les professionnels du bâtiment ne produira sensiblement pas d’effet avant près de dixhuit mois. Gilles Courteix, président de la FFB du Rhône, s’insurge contre cette attente impossible : « Les effets d’annonce, c’est bien, mais il ne se passe rien, les décrets ne tombent pas ».
Alors l’urgence à réagir s’impose. Car dans le même temps, l’investissement des collectivités territoriales marque une chute prononcée et n’apparaît pas en mesure de prendre le relais pendant cette période. N’oublions pas que les commandes publiques génèrent 30 % de l’activité du bâtiment et 70 % de celle des travaux publics. D’autre part, la concurrence déloyale et le travail illégal sont des écueils supplémentaires pour les entreprises locales qui dénoncent le low cost. Autant de raisons pour défendre le bâtiment actuellement en phase de décrochage et susciter la mise en place d’un plan d’urgence. Constitué de dix-sept actions, ce plan est élaboré par les fédérations départementales et la FFB Rhône- Alpes qui réclament une mobilisation générale : « La concertation de tous les acteurs est fondamentale pour la survie de nos entreprises et de nos emplois. La volonté politique est incontournable ». Il sera proposé aux services de l’Etat, au conseil régional, au comité des banques et aux assureurs crédits, ainsi qu’aux collectivités locales et aux parlementaires. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5126 du samedi 8 novembre 2014

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