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Polnareff, Please love him

La permanente est irréprochable et les lunettes blanches, décidément indémodables. L'« Amiral » poursuit, toujours fringuant, sa tournée hexagonale initiée en mai dernier.
Polnareff, Please love him
© Cyril Moreau

CultureMusique Publié le ,

En juillet déjà, l’iconique chanteur fait un passage remarqué par les Nuits de Fourvière et – n’ayons pas peur des mots – enflamme la scène du théâtre antique. Tout a pourtant difficilement commencé : avec son compte à rebours digne d’un lancement de fusée Ariane et son visage en éternel gros plan, la star la joue plus mégalo que jamais. Une impression d’autant plus frappante qu’à la suite d’une entrée mollassonne (La Poupée qui fait non pour mettre l’ambiance ?), les premières chansons baignent dans le kitsch et la surenchère scénique.

Jusqu’à l’arrivée du piano, qui confère soudain au concert une toute autre dimension. Oubliées les paillettes et bouclettes peroxydées ; ne restent que la virtuosité de l’instrumentiste et sa dextérité. La magie opère. Love me, please love me. L’homme qui pleurait des larmes de verre. Et Lettre à France, sublimé par un trio de choristes à la mode « Motown » qui nous donne la chair de poule. Or, si le glam rocker a aujourd’hui du mal à pousser les aigus (au point de ne plus pouvoir dire proprement goodbye à Marylou), il prouve qu’il peut encore, sur scène, défendre son répertoire avec honneur.

Accompagné par une ribambelle de musiciens – tous Américains –, le voilà qui aligne standard sur standard, rappelant au passage qu’il reste l’un des rares chanteurs français à pouvoir se targuer d’une discographie aussi riche que populaire. Pour le bonheur des fans, Polnareff revient à Lyon investir le vaisseau Tony Garnier. Et malgré ses 72 printemps, l’« Amiral » montre qu’il peut encore tenir la barre. Comptons une fois encore sur une setlist parfaitement rodée, composée d’un florilège de bons vieux classiques. De quoi ravir les nostalgiques et prouver aux jeunes moussaillons que les papys continuent de faire de la résistance.

Halle Tony Garnier, 10 novembre

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