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Edito/Politique-friction…

Au soir du 22 avril, le verdict du premier tour des élections présidentielles tombe. Froid et acéré comme une lame de rasoir, devenue lame de fond. Le duel final mettra aux prises Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan. Le Nouveau Parti anticapitaliste face à Debout la France !
Edito/Politique-friction…
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Il s’agit bien entendu de pure fiction. Un tel scénario ne pourrait être échafaudé que par un individu à l’imagination fertile, éloigné – il va sans dire – d’une cartésienne réalité. Un tel scénario ne pourrait émerger que sous l’effet de cyberattaques qui auraient impacté le processus électoral. Des cyberattaques diligentées, par exemple, par une puissance extérieure. Tout ceci semble improbable et pourtant, à l’aune d’affaires récentes, soulevées ici par un parti, là par un Etat, et des discours anxiogènes et alarmistes véhiculés par les plus hautes autorités françaises, force est d’admettre que la cybercriminalité s’invite, avec poids, à la table de l’actualité.


Après les accusations de Washington visant la Russie, soupçonnée d’avoir favorisé la prise de pouvoir de Trump, la vigilance accrue de Berlin alors que se profilent des échéances électorales, la France n’est pas en reste. Jean-Marc Ayrault a fustigé l’ingérence potentielle d’Etats étrangers en vue des prochaines présidentielles. Le prochain Conseil de défense, en date du 23 février, précisera les contours des mesures de protection informatique mises en place afin de sécuriser le processus électoral du printemps. Les ministères sont sur les dents. A l’instar de celui de la Défense, cible de milliers d’attaques externes informatiques. Face à la menace cybernétique, les moyens idoines ont été déployés – 1 Md€ pour la cyberdéfense dans la loi de programmation militaire (2014-2019) – et un commandement des opérations cyber, le Cybercom, a été créé en janvier.

De son côté, la Direction générale de la sécurité extérieure enregistrera le renfort de quelque 600 recrues, à horizon 2019, pour faire face aux assauts informatiques de plus en plus complexes et disruptifs.
Dernièrement à Lyon, Emmanuel Macron, via son équipe de com’, a clairement visé l’Est de l’Europe comme origine des milliers de piratages dont aurait été victime le site En Marche ! Si on ne croît pas à une paranoïa chez l’ex-locataire de Bercy, on est en droit de se poser la question d’une tentative de diversion à l’heure où les programmes se dévoilent…

Autre illustration, la dernière manifestation estampillée Société d’économie politique et d’économie sociale de Lyon. Le débat sur le thème « Cyber défense – cyber puissance. Quels enjeux pour les entreprises ? » a montré qu’outre le politique, le monde de l’entreprise, créateur de richesses et d’emplois, est fortement concerné.

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