AccueilEntreprise de la semainePixMinds casse les codes de l'IoT

PixMinds casse les codes de l'IoT

PixMinds casse les codes de l'IoT
DR - Lionel Chataignier, fondateur de PixMinds

EconomieEntreprise de la semaine Publié le ,

« Le groupe dépose entre 15 et 20 brevets par an. » Le ton est donné. Les dernières innovations présentées au salon international du CES de Las Vegas ont affolé les plus grands acteurs du numérique de la planète. Déjà en 2018, les awards ont reconnu « l'innovation disruptive » que l'entreprise apporte. En 2019, c'est à nouveau carton plein. Au total, PixMinds a été récompensé de onze prix en deux ans pour plusieurs produits « qui n'existaient pas sur le marché, comme tous ceux que nous imaginons », explique Lionel Chataignier, son dirigeant. La souris Lexip, montée sur ressort et équipée de joystick, a décroché quatre awards en deux ans. « Une campagne de crowdfunding sur Kickstarter a permis de lever 600 000 $ en pré-commercialisation en moins de cinq semaines. Nous ne l'avons pas fait pour l'argent mais plutôt pour sonder le marché. Cette souris révolutionnaire qui offre 40 % d'efficacité en plus allait-elle plaire ? Nous avons eu la réponse. Et pourtant, nous avions montré un modèle qui était loin de celui aujourd'hui sur le marché. » 40 000 souris Lexip sont dans les linéaires français depuis début 2019. L'entreprise attaque les Etats-Unis en février.

Autre innovation « disruptive » : Arkube, un cube devenu un écran géant interactif pouvant couvrir une surface de 40 m2. « Il intéresse le secteur de la défense ou encore de l'éducation », indique Lionel Chataignier.

Au départ importateur et revendeur, lors de la création de ses premières entreprises à la fin des années 90, Lionel Chataignier a pris le virage technologique en 2012. Aujourd'hui, il déploie ses propres marques : R-Cade (baby-foot et flipper numériques, bornes d'arcade), Steel Play (manettes et accessoires de jeux vidéo notamment) et Lexip (accessoires informatiques, dont la souris). La fabrication software et à forte valeur ajoutée reste dans ses ateliers savoyards. L'injection plastique est réalisée en Chine. La R&D, qui donne toute sa force de frappe au groupe qui a réalisé, en consolidé, 16 M€ de chiffre d'affaires en 2018, est également conservée à Chambéry avec « ma garde rapprochée qui sont mon fils et les ingénieurs ». « Ce sont nos cerveaux qui bouillonnent ! ». Ils collaborent également avec le Liris (Laboratoire d'informatique en image et systèmes d'information) et Polytechnique. Une troisième entité se charge de la commercialisation en BtoB auprès des réseaux de grande distribution. Une cinquantaine de collaborateurs se répartit en trois tiers sur les fonctions R&D, fabrication et commercialisation.

« De gros débouchés en perspective », Lionel Chataignier

Quelles retombées mesurez-vous suite à vos récompenses au CES de Las Vegas ?

En 2019, nous sommes la troisième entreprise la plus récompensée. Les onze awards ont eu pour effet de nous apporter une couverture médiatique importante et une visibilité optimale. Et aussi d'attirer tous les investisseurs et les banques d'affaires internationales qui s'intéressent de plus en plus à nous. Enfin, et surtout, nous attendons d'énormes débouchés commerciaux sur nos produits. Nous avons rencontré les plus grands patrons des majors du numérique. Si nous avons la chance de décoller, notamment avec la souris, alors nous envisagerons une levée de fonds pour se doter de davantage de moyens.

Pourriez-vous être rachetés ?

Notre volonté est de rester en Savoie. Nous avons des talents dans nos équipes qui viennent de Harvard et des plus grandes écoles. Ce qui compte pour nous, ce sont les hommes et les femmes qui font l'entreprise. Nous ne sommes pas dans un jeu vidéo mais dans la vie réelle. Alors on verra la suite. Mais notre challenge aujourd'hui est de réellement décoller. La stratégie s'affinera au fils du temps.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?