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PIM se relance par l'innovation et la diversification

le - - Entreprise de la semaine

PIM se relance par l'innovation et la diversification
Photo DR - Racleur universel PIM

Un peu plus de trois ans après avoir repris les rênes de la société plasturgiste PIM, Christophe Ray a créé les conditions d'une nouvelle croissance, en France comme à l'international.

En 2011, de retour d’une expérience professionnelle placée sous le signe de l’expatriation, Christophe Ray décide de tenter l’aventure de l’entrepreneuriat. Pour cet ingénieur qui a fait toute sa carrière dans l’industrie, avec un long passage chez Plastic Omnium et un autre plus court chez Astra Plastique, la piste de la plasturgie se révèle rapidement la plus fiable. En 2012, il concrétise finalement sa démarche en reprenant la société PIM (Polyuréthane Industriel Moulé), qui est installée à Pusignan. « L’entreprise appartenait depuis 1998 au groupe allemand Blickle (entreprise familiale de 700 personnes, 160 M€ de chiffre d'affaires), premier fabricant de roues et roulettes outre-Rhin. Elle était en très bonne santé financière et sans endettement, mais avec une faible rentabilité, un chiffre d’affaires qui ne progressait pas et aucune perspective forte de développement », explique-t-il.

Devenue en quelque sorte un atelier déporté de sa maison mère, PIM avait besoin d’un nouveau projet pour redémarrer, et c’est à cette ambition que Christophe Ray s’attachera dans un premier temps. Pour redynamiser l’activité, il décide de diversifier la production et choisit de jouer la carte de l’innovation, en se penchant sur le marché des fabricants de chasse-neige. « J’avais constaté que, sur le marché des racleurs, le concurrent à nos produits polyuréthane n’était pas une autre entreprise mais un autre matériau : le caoutchouc, moins cher mais avec une durée de vie inférieure. »

Pour se différencier, PIM positionne son racleur comme un produit universel. « C’est le même, quel que soit le modèle de chasse-neige insiste-t-il. Pour la gestion de pièces détachées et de flottes comprenant plusieurs centaines d’engins, comme chez les grandes sociétés autoroutières, cela représente un avantage énorme. » Après avoir embauché un spécialiste de la R&D (40 salariés au total), Christophe Ray obtient de la Région une aide à l’innovation. Un brevet est finalement déposé en juillet 2015 et la commercialisation de ce nouveau produit débute  à l’automne. « Pour le moment, nous avons vendu seulement quelques modèles, car nos prospects, qui ont des parcs importants, veulent tester le produit avant d’investir en masse. Mais les perspectives sont bonnes », analyse-t-il.

En France, mais aussi à l’international, où PIM réalise 60 % de son chiffre d’affaires. « Le marché français du déneigement reste une niche. Nous travaillons donc aussi avec l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Autriche et les Etats-Unis. » Avec son nouveau racleur universel, PIM vise un nouveau décollage de son chiffre d’affaires. « Il s’établit à 4,3 M€ actuellement et nous envisageons 1 M€ supplémentaire d’ici trois ans grâce au développement de ce marché », conclut Christophe Ray.

 

 

Christophe Ray : « Une croissance externe en point de mire »
 

L’entreprise est-elle aujourd’hui en capacité d’absorber une forte augmentation de sa production ou devra-t-elle investir pour relever ce défi ?

Notre capacité totale de production est de l’ordre de 10 000 pièces par semaine et c’est tout à fait suffisant, y compris pour absorber une augmentation de nos volumes. En fait, nous avons anticipé cette nouvelle dynamique en investissant dans de gros équipements à partir de 2012. Et nous avons prolongé cette stratégie résolument offensive en 2014, alors que nous étions entrés dans une période de vaches maigres. Mais la volonté de continuer à grandir est bien réelle et nous avons d’autres idées pour cela.

Des idées qui pourraient prendre la forme d’une croissance externe, par exemple ?

Oui, pourquoi pas. Je réfléchis actuellement à cette hypothèse. Je travaille d’ailleurs sur un dossier très précis, toujours sur les métiers du polyuréthane, qui nous permettrait d’intégrer un portefeuille clients supplémentaire et d’absorber des savoir-faire et des compétences que nous n’avons pas. C’est une entreprise plus petite que PIM, installée dans une autre région, qui a une technicité que nous ne maîtrisons pas sur la chimie du polyuréthane. Elle intervient en amont dans la filière dans le développement de formulations pour répondre à des besoins très spécifiques. Je ne peux pas encore dévoiler son nom, mais j’espère mener à bien cette opération avant la fin de l’année. J’avais déjà étudié le dossier en 2014, mais la période ne se prêtait pas à une telle initiative.




Jacques DONNAY
Journaliste

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