AccueilDroitPierre Fronton : diversité et action

Pierre Fronton : diversité et action

Tout commence au Mans dans la Sarthe.

Vie juridiqueDroit Publié le ,

Né d’une mère bretonne, Marie-Paule, enseignante, et d’un père antillais, Bernard, engagé dans l’armée à l’âge de dix-huit ans, Pierre Fronton se retrouve dès l’âge d’un an en Guyane, puis aux Antilles, avant de revenir en France, à Albi, cinq ans plus tard puis à Lyon, alors âgé de sept ans. Quatre ans plus tard, le voilà reparti, avec son frère Olivier, de deux ans son cadet, en direction de Pau et de Tarbes. A quinze ans, c’est le retour à Oullins pour la fin de carrière de son père, devenu par la suite ingénieur au ministère de l’Equipement. Pierre Fronton poursuit ses études à Oullins, à Chabrières et à Saint-Thomas d’Aquin. Il obtient un Bac lettres classiques, puis fait une année de droit à Lyon III. C’est là qu’il se découvre une passion qui le guidera sans doute toute son existence. Il sera comédien. A ce moment de sa vie, il entend vivre cette expérience. Il fait ses premiers pas au théâtre à la Croix-Rousse, dans la Compagnie de l’oseraie, puis à Lyon, dans la Compagnie Louis Jacques, menant en parallèle une carrière de mannequin. « Ce qui me permet de subsister », avoue-t-il. A 24 ans, il multiplie les auditions à Paris, au théâtre Chaillot ainsi qu’au Théâtre des Amandiers. Il essuie quelques échecs mais enregistre aussi quelques satisfactions. Cependant, lorsqu’il voit ses amis comédiens courir après d’éventuels cachets, l’inquiétude de l’avenir prend le dessus. « J’ai aussi compris que ma spécificité culturelle et mon métissage étaient difficiles à vendre », reconnait Pierre Fronton. C’est le retour à la case « études » à l’université Lyon III où, en 1992, il obtient un DEA en histoire du droit et des idées politiques, puis en 1993, un DEA en droit privé. Gros travailleur, Pierre Fronton devient docteur en droit privé en 1998 avec une thèse « Le champ de la commercialité ». Il est également ingénieur de recherches à la faculté des Sciences juridiques, à Lyon II.
C’est en 2001 qu’il prêtera le serment d’avocat. Mais le virus est bien ancré. « Je suis d’abord un artiste », explique Pierre Fronton qui reprend le chemin du spectacle et de la comédie. Il va alors rencontrer Marie-Claude Pietragalla, Thierry Frémaux, Bertrand Tavernier et d’autres grandes figures de la scène, mais à chaque fois, il n’est pas retenu lors de l’ultime sélection. Avec toutefois une pointe de regret dans la voix, Pierre Fronton positive : « J’ai eu une belle expérience dans le milieu culturel et j’ai pu faire coïncider ma passion et le droit ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5103 du samedi 31 mai 2014

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?