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Pierre du Peloux : lyonnais et européen convaincu

Pierre du Peloux est ravi de retrouver la ville de sa jeunesse, qu’il parcourt aujourd’hui en vélo électrique, même s’il vit désormais loin de la place Jean-Macé, berceau de son enfance.

EconomieServices Publié le ,

« Ma famille est originaire de Haute-Loire, nous avons de fortes racines dans la région, du côté d’Annonay mais aussi à Lyon où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 17 ans », souligne-t-il. Car si le départ de la famille pour la capitale française entraîne le jeune étudiant sur les bancs de la fac de sciences économiques de Nanterre, puis sur ceux de Science-Po Paris, Pierre du Peloux épouse une Lyonnaise et « revient aussi souvent que possible dans la région, pour les vacances et la famille ».
Diplômes en poche, il est reçu au concours de la Banque de France et démarre comme inspecteur à la commission bancaire, l’actuelle autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Détaché pendant cinq ans à la Commission des Opérations de Bourse, devenue depuis l’Autorité des Marchés Financiers, il apprécie cette parenthèse « au sein d’une petite entité de 200 personnes venues d’horizons très différents où se côtoyaient contrôleurs financiers, juristes, fonctionnaires du trésor ». Mais au bout de vingt ans de « contrôle », le besoin de changement se fait sentir. « J’avais envie de gérer des équipes et pour cela, à la Banque de France, il faut soit être le chef d’un grand service, soit quitter Paris », précise-t-il. D’autant que le couple a déjà six enfants, nés entre 1980 et 1989 – le 7e arrivera un peu plus tard. « J’ai huit frères et soeurs, ma femme douze, mon père est l’aîné de onze enfants, c’était naturel pour nous d’en avoir autant » - et bien plus aisé de les loger à Montauban qu’à Paris. Pierre du Peloux sera donc successivement directeur départemental Tarn-et-Garonne, responsable d’une succursale parisienne dont le périmètre est composé à 50 % des entreprises du Cac 40, directeur pour la région Limousin, puis directeur de la région Bourgogne, avant de prendre la tête de la région Rhône-Alpes, « une nomination inattendue, je n’espérais plus revenir à Lyon, après de nombreuses demandes ». « Ici, pas de spécificités, on fait le même travail partout », soit la délivrance des billets de banque, le secrétariat de la commission de surendettement (12 000 dossiers en moyenne par an pour la région) et les fonctions économiques traditionnelles : notation sur le bilan des entreprises (analyse de 30 000 bilans en moyenne par an). Néanmoins, chaque directeur peut apporter sa touche à l’édifice. « Je crois en la pédagogie et à l’enseignement de l’économie », indique le directeur régional. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5094 du samedi 29 mars 2014

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