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Philippe Herreweghe - L'honnête artiste

La voix douce, parfois hésitante, le geste serein, les yeux brillants cachés derrière des lunettes, Philippe Herreweghe a un profil de nouveau philosophe.

ActualitéSociété Publié le ,

L’apparence seulement. Car ce penseur de la musique, qui a fait ses premières armes à Gand, sa ville natale, où il chante dans la chorale du collège des Jésuites, est tombé sous le charme de Bach. N’est-ce pas pour interpréter le Kantor qu’il crée, en 1969, le Collegium Vocale Gent dont il a fait une formidable machine au service d’un répertoire qu’il défend depuis sa jeunesse ? Une machine que les Lyonnais verront une nouvelle fois à l’oeuvre à la Chapelle de la Trinité.
Rien ne destinait Philippe Herreweghe à une carrière de chef d’orchestre. Né dans un milieu de médecins, il envisageait de poursuivre la tradition familiale en parallèle à l’apprentissage du piano. Mais sa passion dévorante pour la musique prend le pas sur ses études de psychiatrie. Sa rencontre avec Nikolaus Harnoncourt et Gustav Leonhardt, qui l’associent à l’enregistrement de l’intégrale des cantates de Bach, scelle définitivement son destin. Mais très vite, le disciple prend ses distances avec les maîtres. Le chef de choeur s’émancipe, dirige des formations orchestrales et surtout élargit sa palette avec les ensembles qu’il forme. A la tête de la Chapelle Royale, il interprète Bach et explore le baroque français. Avec l’Orchestre des Champs-Elysées, le « baroqueux » flamand aborde la période classique et romantique. Au pupitre de l’Ensemble Oblique, Philippe Herreweghe se frotte aux musiciens du XXe siècle. De Josquin des Prés à Schoenberg, ce musicien intègre a traversé quatre siècles de musique, dans presque tous les registres. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5104 du samedi 7 juin 2014

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