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Philippe Bianconi, le poète

Pendant longtemps, dans la foulée de la médaille d’argent décrochée en 1985 au Concours Van Cliburn, Philippe Bianconi a donné la majorité de ses concerts aux Etats-Unis.

ActualitéSociété Publié le ,

Beaucoup ont fini par penser que le pianiste niçois résidait de l’autre côté de l’Atlantique. « J’ai encore du mal à me défaire de cette étiquette », confie ce musicien discret, à l’image d’une carrière qui l’a conduit à jouer dans les plus grandes salles du monde. Une carrière singulière, voire atypique où l’Amérique noircit une partie significative de son agenda d’une quarantaine de concerts par an.
Philippe Bianconi naît en 1960, dans une famille de mélomanes qui fréquentent l’opéra où défilent les grandes voix dans des décors ringards et des semblants de mises en scène. Les enregistrements de Kempff, Lipatti et Rubinstein éveillent sa curiosité pour le piano. Pourtant il attendra l’âge de sept ans pour intégrer le conservatoire de sa ville natale. Pierre Cochereau (le premier directeur du CNSMD de Lyon) dirige cet établissement qu’il veut affranchir de la toute puissance de Paris.
Résultat, Philippe Bianconi, qui a tout de même pris des cours avec Gaby Casadesus, ne présentera jamais le concours d’entrée au Conservatoire de Paris. Contrairement à d’autres pianistes de l’Hexagone, on ne l’a jamais cantonné dans le répertoire français où son jeu sensible, lumineux, parfaitement articulé, séduit les plus exigeants. « J’ai joué beaucoup de musique française, notamment Ravel et Debussy. Mais j’aime aussi Chopin et les romantiques allemands, particulièrement Schumann et Brahms que je joue beaucoup aux Etats-Unis qui me programment aussi dans le répertoire russe, Rachmaninov et Prokofiev ». .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5130 du samedi 6 décembre 2014

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