Perroquet

.

ActualitéEditos-Billets Publié le ,

Massif et auguste, le palais de la Bourse trône depuis 160 ans exactement - première pierre posée le 15 mars 1856 - au cœur de la Presqu’île lyonnaise. Autrefois écrin du tribunal de commerce, de la Compagnie des courtiers en soie et marchandises, du conseil des prud’hommes et siège de la banque Crédit Lyonnais, actuellement antre de la chambre de commerce et d’industrie Lyon Métropole, cet édifice classé, qui héberge les statues de la Justice et de la Tempérance, deux des quatre vertus cardinales, fut un haut-lieu de la spéculation boursière.

Illusoire, ici, d’oser la tempérance à l’aune des performances remarquables - autant que remarquées - de l’indice 20 RA (lire pages 20 et 21), élaboré en 2009 par la Caisse d’Epargne Rhône Alpes pour les Petites Affiches Lyonnaises (fusionnées depuis avec Le Tout Lyon). Le gain en sept ans : 205 % ! Un chiffre qui traduit la bonne santé de l’économie rhônalpine et qui trahit l’insolente domination de l’indice régional sur le CAC 40, seulement auteur d’un « modeste » + 75 % sur ce septennat. Et que dire des heureux - ou plutôt fortunés, même si la chance ne fait pas tout - éclaireurs qui ont cru dans les valeurs LDLC.com (+ 1 328 %) ou Norbert Dentressangle (+ 861 %). Qu’ils ont eu la bonne intuition, a contrario de ceux qui ont misé sur Soitec (- 72 %) ou OL Groupe (- 68 %).

Mais que l’on ne s’y trompe pas. Les cycles existent, avec leurs enchaînements de courbes asymétriques, fluctuantes, leur logorrhée de tendances haussières et baissières ; les graphiques trémulent au gré des poussées de fièvre qui affectent la Corbeille. Cependant, au regard du panel qualitatif qui irrigue le nouvel indice régional, à présent élargi à la voisine auvergnate, on ne doute pas de la poursuite des bonnes performances. Et que l’histoire, mécaniquement, se répète. Remarquez, pour un indice désormais dénommé 20 ARA, la répétition semble toute naturelle !

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?