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Pauline Siché-Dalibard : « Nous voulons reconstituer très rapidement la communauté Bel Air Camp »

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Pauline Siché-Dalibard : « Nous voulons reconstituer très rapidement la communauté Bel Air Camp »
© J.D. - Pauline Sichet-Dalibard, directrice générale de Bel Air Camp

Marquée par l'incendie qui a détruit une grande partie de la pépinière Bel Air Camp à Villeurbanne, le 8 octobre, la directrice générale du site, Pauline Siché-Dalibard et ses équipes ont engagé une course contre la montre pour proposer une solution pérenne aux 55 entreprises locataires des lieux. Avec la ferme intention de redonner vie à la communauté à très court terme.

Concrètement quelle partie du site a été touchée et quels espaces sont encore utilisables ?

L'incendie a ravagé à 70 % les 7 000 m2 du bâtiment Bel Air Camp 1, mais les espaces épargnés sont totalement inutilisables pour des raisons de sécurité. Par chance, le Fab Lab n'a pas été touché et nous avons déjà pu sortir et relocaliser dans le bâtiment Bel Air Camp 2 l'intégralité des équipements : imprimante 3D, découpe laser... Dans notre malheur nous avons eu un peu de chance, puisque nous venions tout juste de réceptionner ce deuxième bâtiment.

Les activités des 55 start-up et entreprises installées au Bel Air Camp ont elles d'ores et déjà redémarré ?

Malheureusement non. Premièrement parce que certaines de ces sociétés ont tout perdu. Non seulement leurs stocks, mais aussi, et c'est beaucoup plus grave, leurs prototypes. D'autre part, le bâtiment Bel Air Camp 2, bien qu'il totalise plus de 5 000 m2, n'a pas vocation à accueillir toutes ces entreprises. C'est avant tout un espace conçu pour héberger de l'activité, pas du tertiaire. Néanmoins, nous avons ouvert le bâtiment Bel Air Camp 3, qui a échappé aux flammes et qui n'est pas accolé à Bel Air Camp 1. C'est bien entendu très insuffisant, puisqu'il ne totalise que 600 m2 couverts, mais ses salles, à l'origine dédiées à l'organisation de réunions, ont été aménagées temporairement en espaces de coworking. Elles proposent 50 postes de travail et une vingtaine de nos start-up ont déjà investi les lieux.

Quelles sont les solutions envisagées pour relancer Bel Air Camp ?

Les équipes de DCB International planchent dès à présent sur l'aménagement du bâtiment Musset, qui totalise 6 000 m2. Il est juste en face de nous, de l'autre côté de la rue, et il appartenait également à Alstom avant le rachat de l'ensemble des fonciers par Didier Caudard-Breille. Tout est mis en œuvre pour qu'il soit opérationnel d'ici trois mois.

D'ici là, quelles solutions s'offrent aux entreprises et start-up qui occupaient les lieux ?

Elles ont bénéficié d'un formidable élan de générosité de la part des acteurs économiques de Villeurbanne et de la Métropole et elles ont toutes trouvé une solution immobilière temporaire. Mais l'immense majorité des locataires de Bel Air Camp souhaite réinvestir les lieux. Ils ont créé une relation très forte au fil des mois et nous avons vraiment envie de préserver cet esprit de communauté. Nous allons d'ailleurs organiser très rapidement des événements pour qu'ils puissent se retrouver et conserver le lien qu'ils ont tissé.




Jacques DONNAY
Journaliste

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