AccueilSociétéPaul Claudel : un « ambassadeur-poète » au Japon

Paul Claudel : un « ambassadeur-poète » au Japon

Paul Louis Charles Marie Claudel nait le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère en Tardenois, dans le département de l’Aisne.

ActualitéSociété Publié le ,

C’est à Paris que Claudel accomplit ses études, d’abord au prestigieux lycée Louis-le-Grand, pour y suivre des cours de philosophie, puis à l’Ecole de droit et à l’Ecole des sciences politiques. En 1890, alors qu’il n’a que 22 ans, il est reçu premier au concours du ministère des Affaires étrangères et commence à fréquenter l’élite du milieu littéraire, en particulier Stéphane Mallarmé, qui inspirera fortement l’oeuvre future de celui qui se découvre progressivement des talents d’écrivain. Trois ans plus tard, Claudel est nommé ambassadeur du second Empire. Investi de ses nouvelles fonctions, il part pour l’Amérique du Nord, l’Asie, puis l’Amérique du Sud. Cette qualité de diplomate va lui permettre de graviter durablement autour des sphères politiques françaises, tout en aiguisant son inspiration pour donner naissance à ses premiers poèmes, reflets pérennes de ses diverses expériences.

Coup de foudre pour le Japon

La carrière diplomatique de Claudel durera jusqu’en 1935. Quarante-six années, pendant lesquelles il accomplira une grande partie de son oeuvre et verra naître ses cinq enfants, fruits de son union avec Reine Saint-Marie Perrin, qu’il épouse en 1906 à Lyon. Parmi les oeuvres poétiques de Claudel, c’est surtout Connaissance de l’Est, L’oiseau noir dans le Soleil levant, Cent phrases pour éventails, ainsi que Dodoïtzu qui reflètent le rapport que l’écrivain entretient avec le Japon à partir des années 1900. Une relation qui débute par l’entremise de sa soeur Camille, entrainée, comme tant d’autres, par le nouvel élan du Japonisme, en vogue dans la capitale. Si le cadet de la fratrie Claudel ne s’intéresse, pour le moment, qu’à la littérature asiatique, il manifeste toutefois un vif intérêt pour le pays dès sa nomination en tant que diplomate à Fou-Tschéou, en Chine.
C’est en 1898, à l’occasion d’un voyage d’affaires, qu’il se rend pour la première fois au Japon, où il arrive par Nagasaki. Il y séjourne plus d’un mois, au cours duquel il visite quelques hauts-lieux de la culture japonaise, dont Nikkô ou encore Kyoto. De cette expédition, Claudel dégage les toutes premières thématiques de ce qui deviendra sa Connaissance de l’Est… Pourtant, cette accointance aux débuts si prometteurs ne devait se renforcer que tardivement, le poète étant contraint d’attendre deux décennies avant de retourner au Japon ! Claudel, qui avait espéré dés le début de sa carrière être envoyé au coeur de l’exotisme oriental, aura enfin la possibilité de s’accoutumer à la culture de ce « pays du Soleil Levant ». En 1921, il est nommé ambassadeur au Consulat général à Tokyo, une fonction qu’il occupera six années. Là-bas, il noue d’étroites amitiés avec l’élite culturelle et se fera l’artisan d'un éphémère rapprochement politique entre les deux nations. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5112 du samedi 2 août 2014

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