Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

Patti Smith, l'égérie militante

le - - Musique

Patti Smith, l'égérie militante
© Beni Köhler

L'icône rock des seventies revient au Transbordeur interpréter les tubes d'une longue et fructueuse carrière placée sous le signe de la parole libre.

« Jesus died for somebody's sins but not mine » (" Jésus est mort pour les péchés de quelqu'un, mais pas pour les miens "). La toute première phrase du titre-star Gloria résume finalement assez bien la carrière de Patti Smith. Car la chanteuse à la longue chevelure blanche reste toujours cette femme libre et révoltée qui n'a jamais renoncé à ses idéaux. Indomptable, parfois sauvage - elle refusera toujours le culte de l'apparence auquel on veut perpétuellement la soumettre -, la « marraine du mouvement punk » a toujours aimé bousculer les genres, se frayant un chemin dans le vivier du rock à coups de militantisme et de phrases bien senties.

Née en 1946 à Chicago d'une mère chanteuse de jazz, la petite Patricia a toujours eu le son dans le sang. C'est à New York qu'elle tente sa chance en créant le Patti Smith Group qui, dès 1975, donnera naissance à son premier chef-d'œuvre : Horses, qui lui ouvre toutes les voies. Suivront notamment Easter en 1978 (emmené par le hit Because the night, co-écrit par Bruce Springsteen et plus gros succès commercial de sa carrière), Dream of life en 1988, Gone Again en 1996, Banga en 2012…

Dans ses textes, Patti Smith fait preuve d'esprit critique, de colère parfois, de spiritualité souvent. Mixant subtilement chants, textes récités et autres incantations mystiques, ses performances scéniques sont intenses, transportées, à l'image de cette artiste protéiforme qui cultive l'art au sens général du terme. Lectrice assidue de Rimbaud, elle s'essaye très tôt à la poésie jusqu'à livrer, en 2010 et 2015, deux romans autobiographiques devenus cultes (Just kids et M Train).

Le 21 août prochain, la « Smith » retrouvera son pays de cœur, la France, qu'elle considère un peu comme sa patrie d'adoption (elle est d'ailleurs faite Commandeur des Arts et des Lettres en 2005). L'occasion pour les Lyonnais de constater que la belle a toujours la furie au corps et l'humanisme chevillé à l'âme.

Transbordeur, 21 août




Charlotte ROBERT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer