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Pascal Ronzière : "L'agglo de Villefranche n'a pas vocation à devenir la zone résidentielle de Lyon"

Publié le - - Grand témoin

Pascal Ronzière : "L'agglo de Villefranche n'a pas vocation à devenir la zone résidentielle de Lyon"
© DR - Pascal Ronzière, président de la Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS).

Le président divers droite de la Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS) présente les orientations de son plan de mandat pour ce territoire qui regroupe dix-huit communes et 73 000 habitants. L'occasion pour Pascal Ronzière de défendre le projet d'un territoire à l'identité forte, loin de vouloir se fondre dans la métropolisation.

Pascal Ronzière, quels sont, selon vous, les principaux atouts de la Communauté d'agglomération de Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS) ?

"Notre richesse, c'est avant tout celle de son territoire, organisé autour d'une ville centre, qui rassemble plus de la moitié de la population, mais aussi d'un réseau de communes rurales qui constitue tout autant son identité. On est sur un territoire qui vit, qui est dynamique, où les gens viennent s'installer.

Et puis nous avons la Saône, trait d'union autour duquel il est possible d'innover. Pourquoi ne pas expérimenter des déplacements par navette fluviale, en lien avec le Sytral ? Mettre en place des déchetteries flottantes, permettant d'évacuer les déchets directement par le fleuve ? Aucune décision n'a été prise sur le sujet, mais des réflexions sont menées. L'idée, c'est d'avoir une vision transverse entre les activités économiques, les mobilités, les aménagements urbains…"

Comment se passe au quotidien vos relations avec les 18 communes de l'Agglo ?

"Les rapports sont bien sûr étroits avec Villefranche. Je suis adjoint au maire de Thomas Ravier et nous avons une stratégie cohérente et coordonnée. Mais il n'y a pas que Villefranche qui définit la stratégie de l'Agglo. Certains maires de communes rurales ont des responsabilités majeures. Par exemple, le maire de Saint-Cyr-le-Chatoux, 103 habitants, est le vice-président en charge de l'eau et de l'assainissement, notre premier budget.

Plutôt qu'un catalogue de projets, j'ai souhaité que l'on définisse vraiment des orientations stratégiques. Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble pour notre territoire en dépassant les logiques communales, mais en tenant compte aussi des besoins de chacun. D'où l'importance de la co-construction. Une communauté d'agglomération, c'est une vision territoriale même si les attentes de chacun ne sont pas les mêmes."

"Pas dans des concurrences de territoire"

Et avec les communautés de communes voisines ?

"Je suis aussi président du Syndicat mixte du Beaujolais, qui réunit les quatre intercommunalités du Beaujolais, ce qui facilite les choses. On a la volonté de travailler, notamment avec nos deux territoires voisins, Communauté de communes Saône Beaujolais et Communauté de communes Beaujolais Pierres dorées. Quand on parle de mobilité, de tourisme, de viticulture…

Ces sujets peuvent faire l'objet de coopérations renforcées. Notre souhait, c'est aussi d'aller du côté de Trévoux : les problèmes ne s'arrêtent pas aux frontières administratives. Tout le monde a compris qu'on n'était pas dans des concurrences de territoire mais dans une unité de territoire du Beaujolais. Notre développement, on doit le définir ensemble."

Vous êtes aussi les voisins de la Métropole de Lyon. Quels sont vos rapports avec elle ?

"La proximité de l'Agglo avec la métropole lyonnaise est un atout qui peut aussi être, à un moment, un risque. On nous présente souvent la métropolisation comme quelque chose d'inéluctable, mais nous n'avons pas vocation à devenir une zone résidentielle de la métropole. On accueille des nouveaux habitants, mais on continue de développer des activités économiques pour garder un équilibre entre de nouveaux habitants et de nouveaux emplois : c'est tout l'axe stratégique.

Cela ne signifie pas pour autant que nous sommes en guerre avec la métropole de Lyon. Je pense qu'il faut que l'on réinvente nos relations avec elle, puisque sa proximité, je le rappelle, peut être un atout. Je n'ai jamais été dans la logique de dire qu'il fallait ignorer Lyon. Je siège au Sytral, dont Bruno Bernard est président.

Nous sommes donc amenés à travailler ensemble sur les problématiques de transport et de mobilité. Lui aussi a déjà eu l'occasion de dire qu'il était dans une logique de co-construction avec les territoires voisins de l'aire métropolitaine. Pour l'instant, il n'y a pas de traduction concrète, mais cela fait partie des choses que l'on pourra regarder. (...) L'article complet est réservé à nos abonnés.




Charlotte ROBERT
Journaliste

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