AccueilEconomiePascal Bonafini confiant dans l'avenir de Saint Joseph-Saint Luc

Pascal Bonafini confiant dans l'avenir de Saint Joseph-Saint Luc

Le nouveau directeur général du centre hospitalier lyonnais confirme son positionnement comme un modèle unique : un établissement d'hospitalisation privée, de centre-ville et au service du public.
Pascal Bonafini confiant dans l'avenir de Saint Joseph-Saint Luc
Photo Prisma Group

Economie Publié le ,

Il y a 4 ans, alors de passage à Lyon pour rendre visite à sa belle-famille, Pascal Bonafini est hospitalisé d'urgence au centre hospitalier Saint Joseph-Saint Luc. Ce normand d'origine, encore à la tête du Centre de lutte contre le cancer Henri Becquerel de Rouen, est loin de se douter qu'en juillet 2015, il prendra la tête d'un établissement jouissant d'une excellente réputation, qui va bien au-delà de son périmètre régional", souligne ce diplômé de l'École de management de Strasbourg. C'est aussi l'occasion, pour ce transfuge de l'industrie, titulaire d'un doctorat en sciences de gestion, de donner une dimension plus généraliste à son parcours. "Après 20 ans de spécialisation dans le cancer, j'avais besoin d'être plus en lien avec le terrain", souligne-t-il.

Arrivé en remplacement "d'une figure de l'hôpital Saint Joseph-Saint Luc", il s'inscrit dans son sillage et se dit "heureux de porter un modèle alternatif aux positionnements actuels. Notre établissement allie la souplesse de la gestion privée, sans la contrainte des actionnaires, mais au service du public, puisque que tous les médecins sont salariés et ne pratiquent pas le dépassement d'honoraires, y compris en chirurgie". Géré par une association à but non-lucratif (budget annuel stable : 100 M€), le seul hôpital du centre-ville affiche une bonne santé budgétaire, avec un excédent de 2 M€ en 2014 et un équilibre en 2015. Il a enregistré 6 % de hausse de son activité, "soit 2 fois plus que les autres établissements en moyenne", confie Pascal Bonafini.

Fort de ce dynamisme, l'enseignant-chercheur (il enseigne la gestion hospitalière en 3e cycle et reste attaché au laboratoire HuManis de l'EM Strasbourg spécialisé dans la performance et le management public et hospitalier) envisage l'avenir avec sérénité, conforté par une série de mesures visant à soutenir l'activité : renforcement des équipes en orthopédie, pôle fort en chirurgie cardio-vasculaire, en dialyse, parcours des soins médico-chirurgicaux, seule maternité de niveau 1 de centre-ville agrandie, désormais configurée pour passer de 1 800 à 2 500 accouchements en 2017.

Pascal Bonafini s'attache à construire avec ses équipes le projet d'établissement qui sera présenté en septembre prochain. Si l'amateur de vélo et de course à pied, qu'il met à profit en participant avec l'équipe de l'hôpital au prochain Run in Lyon, n'a pas dévoilé les détails de son plan, il compte s'appuyer, pour se développer, sur 1 200 m2 de locaux laissé libre en septembre 2017. Il s'agit de la surface occupée par le service des grands brûlés qui se rapprochera dans un groupement de coopération hospitalière, en cours de constitution, à celui de l'Hôpital Edouard Herriot. Ce groupement, co-géré par les deux entités, donnera lieu au premier centre français de prise en charge des grands brûlés avec 700 personnes traitées chaque année, soit ¼ de l'activité française.

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