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Pas de fatalité à la douleur de l'enfant

L'appel à projets national 2017 visant à améliorer la prise en charge de la douleur de la naissance à l'adolescence, lancé par la fondation Apicil, a retenu trois lauréats le 14 décembre à Paris.
Pas de fatalité à la douleur de l'enfant

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Depuis sa création en 2004, la fondation Apicil a soutenu 622 projets, dont 40 % en Auvergne-Rhône-Alpes, parmi les 1000 qui ont fait l'objet d'une étude par le conseil scientifique et administratif. Au-delà d'une aide financière globale qui s'élève à 8 M €, elle apporte une caution scientifique aux chercheurs et professionnels de santé et elle favorise la réflexion sur la connaissance et le traitement de la douleur physique et psychique par des techniques non médicamenteuses. Elle est sollicitée par les soignants qui plébiscitent des approches complémentaires, notamment l'hypnose, la sophrologie ou l'art thérapie, qui permettent d'atténuer la douleur que l'imagerie cérébrale permet désormais de situer. « La fondation Apicil a une vraie reconnaissance en milieu hospitalier », souligne Nathalie Aulnette, directrice de la fondation Apicil reconnue d'utilité publique. L'organisme participe ainsi à la formation du personnel médical à ces techniques non habituelles et au temps de travail des soignants qualifiés.

Tous les deux ans, la fondation Apicil lance un appel à projets doté de 75 000 €. En octobre 2016, elle a souhaité faire émerger des projets destinés à la prise en charge de la douleur de l'enfant, un sujet jusqu'alors peu abordé. Elle a diffusé l'information dans tous les services pédiatriques de France et elle a reçu 49 projets. Un jury a désigné trois lauréats dont le docteur Céline Borg, neuropsychologue au CHU de Saint-Etienne. Son projet interroge la mémoire de la douleur aigüe chez les anciens brûlés durant l'enfance. Cette recherche sur trois ans permettra d'explorer le réseau cérébral de la mémoire de la douleur grâce à l'IRM fonctionnelle dans trois situations expérimentales de souvenirs associés à une situation de douleur, une émotion et une situation neutre.

En attendant de lancer le prochain appel à projets, la fondation Apicil prévoit d'ores et déjà l'organisation, à Lyon en 2018, d'un grand événement sur l'hypnose à destination du grand public, avec le témoignage de patients et de soignants formés. « L'hypnose est le sujet phare de la fondation Apicil. Elle réduit les durées d'hospitalisation et permet d'opérer des personnes qui ne pourraient pas supporter une anesthésie générale », précise Nathalie Aulnette.

A.G.-P.

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