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Parfum de femme

Longtemps, sa silhouette de danseuse a hanté les spectacles de Wladislaw Znorko.

ActualitéSociété Publié le ,

Le Cosmos Kolej était un peu devenu la seconde famille de cette Turinoise qui avait quitté son Italie, un sac à dos pour tout bagage, sans un sou en poche, ne parlant pas un mot de français, pour participer à un stage organisé par Wlad à Brest. « Je l’avais rencontré à Avignon en 1990 où il présentait La Cité Cornu. J’étais restée bouche bée. Comme j’assistais à la dernière représentation, je me suis faufilée à la grosse fête qui a suivi. L’occasion pour moi et l’amie qui m’accompagnait, de manger et de remplir nos sacs de nourriture pour les jours suivants ». Ce jour-là, elle aborde Znorko qui la renvoie sur son administrateur Philippe Puigserver. « Pas de temps à perdre », lui dit-il lorsqu’elle vient le voir. Quelques mois plus tard, ils vivaient ensemble. Le coup de foudre ! En 1990, Antonella Amirante laissait derrière elle une famille d’architectes à qui elle avait concédé des études de droit et de sciences pour nourrir sa véritable passion pour la danse. De là sans doute son intérêt pour l’image. « Le texte est venu plus tard. N’est-ce pas ainsi que les immigrés se rapprochent de leurs racines », justifie-t-elle avec un accent qui trahit ses origines.
En 2006, après une tournée de la troupe en Sibérie, Antonella quitte le Cosmos Kolej. « Wlad distribuait ses comédiens dans des rôles bien précis. J’étais la petite danseuse, la petite fille. Or, je venais de franchir la barre des quarante ans. Je n’étais plus crédible dans ces personnages ». Elle avait surtout envie de passer à autre chose même si elle avait conscience que l’après- Kolej serait forcément moins passionnant. Aidé en coulisses par son mari, Philippe Puigserver, elle crée sa compagnie Anteprima, littéralement « avant-première », en 2009. Jean-Paul Angot, alors directeur de l’Espace Malraux à Chambéry, l’encourage. Il lui demande de choisir six textes d’auteurs italiens qu’elle devait lire pendant le festival Carta Bianca. L’année suivante, l’Institut culturel italien lui demande d’organiser des soirées avec des auteurs transalpins. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5121 du samedi 4 octobre 2014

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