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Pôle métropolitain lyonnais - Imaginer une cohérence entre territoires ruraux et urbains

Publié le - - Collectivités

Pôle métropolitain lyonnais - Imaginer une cohérence entre territoires ruraux et urbains
(DR)

Le pôle métropolitain lyonnais se différencie de la plupart des pôles métropolitains européens par sa faible densité démographique.

En effet, la région urbaine de Lyon présente de nombreuses zones interstitielles rurales comme les monts du Lyonnais ou la vallée de l’Ain. Anne Dubromel, directrice de l’association la RUL (Région Urbaine de Lyon), qualifie d’ailleurs Lyon de « ville industrielle aérée et verte ».
Mais c’est aussi une métropole comprenant une grande diversité de terroirs et d’économies. Ainsi cohabitent industrie et innovation avec tourisme et agriculture. Cette diversité fait la force du pôle métropolitain lyonnais, car malgré des interactions complexes, il présente une grande palette d’atouts. Par ailleurs, pour la directrice de la RUL, la région urbaine de Lyon se caractérise aussi par une certaine « culture de la coopération métropolitaine » et une « tempérance » de ses habitants qui rendraient plus aisée cette rencontre interterritoriale.
Tout l’enjeu pour l’espace métropolitain sera donc d’encourager et d’optimiser les relations entre villes et campagnes du pôle afin de créer une logique et une dynamique de développement entre les territoires.

Le tourisme : un premier axe de synergie rural-urbain ?

Le tourisme apparait comme le premier gisement dans les rapports entre ville et campagne. Il crée une attractivité pour les locaux et les étrangers mais aussi une interdépendance entre des territoires qui se complètent en terme d’offre. Le tourisme métropolitain représente 40 % du tourisme national et les touristes n’hésitent pas à rayonner à 50 kilomètres autour de leur lieu de résidence. La ville représente donc la porte d’entrée du tourisme, le tout est donc d’amener les touristes à se déplacer au sein du pôle métropolitain. Les acteurs de cette économie échangent donc aujourd’hui avec les pouvoirs publics pour mettre en place des réseaux inter cités et inter régions dans leur domaine.
Ainsi, les professionnels du secteur ont mis en exergue deux composantes particulières du tourisme de la région urbaine de Lyon, autour de laquelle ils peuvent mettre en récit à la fois les territoires ruraux et citadins. Le premier axe est « le rapport au bien manger dans toutes ses composantes » avec notamment les bouchons lyonnais, les cuisses de grenouilles dans la Dombes ou les poulets de Bresse. Le second est « l’histoire des savoir-faire dans la marche du progrès social », on pense à la soie et à l’imprimerie mais aussi au génie de l’eau par exemple.

Vers une solidarité interterritoriale ?

Le tourisme est un premier exemple de ces échanges, mais tout l’enjeu est de systématiser ce fonctionnement pour d’autres composantes. Le tout est de créer une cohérence dans laquelle chaque territoire à son rôle à jouer pour le pôle métropolitain afin de ne pas devenir un poids mort, ni la seule locomotive. Il faut donc valoriser dès le départ les apports des différents terroirs.
Ainsi, on peut imaginer que dans quelques années, les systèmes de financements publics changeront et que l’on pourra voir des investissements croisés entre territoires, ou même des dédommagements croisés. Un territoire, qui représente un facteur d’attractivité pour un autre, pourrait être aidé pour renforcer ses infrastructures. De même, en dehors de la puissance publique, créer des systèmes d’échanges organisés par des collectifs sur des principes de complémentarité, des marchés alimentaires de proximité par exemple. Dans le domaine, « tout est à inventer et on sera forcé de s’y mettre », prédit Anne Dubromel.

Steven Dolbeau


Les défis du développement durable

A plus ou moins long terme la question de l’écologie se posera inévitablement dans les relations rurales-urbaines. Les défis à relever sont multiples : l’eau, l’alimentation ou l’énergie. Développer l’économie et rester fier de son terroir. Concilier exploitation des richesses et écologie est aujourd’hui le défi principal pour une croissance durable des espaces métropolitains. Ce défi est d’autant plus important pour la métropole lyonnaise qu’elle compte de nombreux territoires ruraux. Ainsi, les sécheresses récurrentes montrent toute l’importance de bien gérer l’eau. La régulation de cet élément met en oeuvre des moyens techniques en amont et en aval tout en ayant une répercussion considérable sur l’agriculture. L’interconnexion territoriale est ici matérialisée par des flux concrets. Mais c’est aussi la gestion des cycles saisonniers qui est en jeu.
De même, la relation entre gastronomie et production alimentaire prend tout son sens dans la région urbaine de Lyon. Il faut concilier l’évolution de la production locale tout en assurant des produits de qualité pour faire vivre la gastronomie lyonnaise, véritable patrimoine. Enfin, c’est la question de la production et de la consommation énergétiques qui se pose. Produire une énergie plus propre, mieux répartie sur les territoires, alors que la demande énergétique de l’espace métropolitain citadin ne fait qu’augmenter.




GiB
Journaliste

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