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OrigaLys ElectroChem assure sa croissance en mesure

le - - Entreprise de la semaine

OrigaLys ElectroChem assure sa croissance en mesure
D.R.

Après avoir patiemment préparé son envol au sein de la pépinière Cap Nord, à Rillieux-la-Pape, OrigaLys ElectroChem s'est installé dans ses propres bureaux en fin d'année dernière. Avec l'ambition de s'imposer rapidement comme une véritable référence dans la fabrication d'appareils de mesure en électrochimie.

L’histoire débute en 2010. Quatre ingénieurs en R&D de la PME lyonnaise Radiometer, basée à Villeurbanne, décident de relancer l’activité de fabrication d’appareils de mesure en électrochimie abandonnée par leur employeur. Après une période consacrée à l’élaboration du projet, ils créent officiellement leur propre société en décembre 2012. Conscients que le décollage prendra du temps, ils intègrent la pépinière Cap Nord à Rillieux, où ils restent jusqu’au mois de septembre 2015. « Nous étions prêts à nous lancer dans l’aventure en intégrant un bâtiment tertiaire en dehors de la pépinière », explique Frédéric Dussaut, président de la SAS.

Désormais installés dans le centre de Rillieux-la-Pape, ils affichent des objectifs… mesurés. « Nous sommes spécialisés dans la conception, la commercialisation, le développement et le réglage des appareils », poursuit-il. Une activité que, dans un premier temps, OrigaLys ElectroChem a décliné en direction des milieux de l’enseignement et des centres de recherche. Ainsi l’entreprise a-t-elle déjà trouvé sa place au CERN, au CEA, à l’Ecole Centrale de Lyon et à l’INSA… « Nous n’avions pas encore les applications disponibles pour attaquer l’industrie, mais notre avenir passe incontestablement par là, ajoute-t-il. Aujourd’hui nous avons les outils pour répondre aux besoins de l’industrie. »

OrigaLys ElectroChem, qui développe deux gammes de produits (un mono-potentiostat et un multi-potentiostat), devrait s’adresser principalement à trois grands marchés industriels : la corrosion, le traitement de surface et les batteries, c’est-à-dire l’énergie. « Ce sera le grand challenge de 2016 et nous avons les armes pour le relever », assure Frédéric Dussaut. Une ambition qui visera non seulement le marché hexagonal, mais aussi l’international, où l’entreprise est déjà très présente. « Pour l’heure, nous réalisons environ 60 % de notre chiffre d’affaires à l’export », confirme le président de cette entreprise qui emploie 7 personnes.

De meilleures performances à l’export qu’il explique, tout d’abord, par la remise à plat de la démarche commerciale en France, en 2015, et ensuite par la forte progression enregistrée à l’international dans le même temps. « Nous avons défriché des marchés prometteurs au Maroc, au Chili et au Moyen-Orient », détaille-t-il. A trois ans, cependant, OrigaLys ElectroChem devrait parvenir à un équilibre presque parfait entre ses ventes en France et à l’export. « Nous venons de renforcer notre équipe commerciale dans l’Hexagone et les résultats devraient s’améliorer très rapidement. Nos prises de commandes sont d’ailleurs déjà en hausse depuis la fin de l’année 2015 », conclut-il.

Frédéric Dussaut : « 2 M€ dans 3 à 5 ans »

 

Vous concevez et commercialisez vos produits, en revanche vous externalisez la fabrication. Est-ce un choix stratégique pour tirer vos prix vers le bas ?

 

Frédéric Dussaut : Non, pas du tout, puisque nous sous-traitons toutes les étapes de la fabrication à des PME qui sont installées dans la région. Ce sont des entreprises que nous connaissons depuis longtemps, qui disposent d’un véritable savoir-faire et avec lesquelles nous travaillons en confiance. Ce sont des partenaires, presque des amis pour certains, qui acceptent de nous aider à passer les moments difficiles quand nous rencontrons des problèmes de retard de paiement. Enfin, nous souhaitons aussi jouer la carte de la proximité.

 

Une question de fibre nationale ?

 

F.D. : Sans doute, parce qu’il est bon de sauvegarder les emplois sur le territoire où nous travaillons, mais aussi parce que notre production s’adapte à ce mode de fonctionnement. Nous faisons des petites séries et nous avons besoin d’être très réactifs, car nous travaillons avec très peu de stock. Il est donc essentiel pour nous que nos sous-traitants soient à proximité.

 

Votre chiffre d’affaires est encore embryonnaire ; quelles sont vos ambitions dans ce domaine ?

 

F.D. : Nous avons en effet réalisé un peu moins de 350 K€ de chiffre d’affaires en 2015, ce qui représente cependant une progression de 100 K€ en un an. Et dans un délai de 3 à 5 ans nous aimerions retrouver le niveau des ventes de Radiometer, qui était de l’ordre de 2 M€. Dès l’an prochain, nous devrions faire plus de 500 K€. Ensuite, nous serons un peu tributaires de la conjoncture.




Fabien RIVIER
Journaliste

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