AccueilFinancesOlivier de la Clergerie : "La crise a renforcé le modèle de LDLC"

Olivier de la Clergerie : "La crise a renforcé le modèle de LDLC"

Plus de 724 millions d'euros de chiffre d'affaires, 1000 collaborateurs, LDLC, basé à Limonest, est un acteur majeur de la vente en ligne et en boutique de matériel informatique. Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe, envisage une année 2021 sous les meilleurs auspices.
Olivier de la Clergerie :

EconomieFinances Publié le ,

LDLC a connu une année exceptionnelle, avec une croissance de son chiffre d'affaires de près de 47 %. Comment l'expliquez-vous ?

"Nous avons en effet enregistré une hausse de notre chiffre d'affaires de 46,8 % sur l'exercice mars 2020-mars 2021 par rapport à l'exercice précédent, passant de 493,3 à 724,1 millions d'euros. Cette très bonne année est due à une croissance externe, avec le rachat du site e-commerce Top Achat en avril 2020, mais aussi à notre développement naturel.

À périmètre constant (c'est-à-dire sans compter ce rachat), notre chiffre d'affaires augmente toutefois de 25,4 %. La profitabilité a également connu une belle hausse. Elle s'élève à 69 millions d'euros contre 16 millions d'euros sur l'exercice précédent."

Tous les secteurs d'activité ont-ils progressé ?

"Oui. Nous constatons une hausse de notre chiffre d'affaires aussi bien pour le BtoC (les particuliers), qui représente 75 % de notre activité, que pour le BtoB (les entreprises), dont la part, bien que historiquement minoritaire, est en augmentation. Sur l'exercice, les activités BtoC progressent de 62,6% (+ 30 % à périmètre constant) avec un chiffre d'affaires de 526,2 millions d'euros, contre 323,6 millions d'euros l'an dernier.

Les activités BtoB ont mis plus de temps à redémarrer, mais au quatrième trimestre de l'exercice (janvier-mars 2021), elles enregistrent une belle hausse de 35 %. Cette croissance du chiffre d'affaires est visible aussi bien sur la vente en ligne que dans nos boutiques physiques. Nous tenons à ce modèle omnicanal !"

"Un réseau de 57 magasins dans toute la France"

Comment expliquez-vous, justement, le succès de ce modèle omnicanal ?

"Notre métier, c'est de distribuer des produits. La vente en ligne ou en boutique sont juste des moyens différents de répondre aux attentes de nos clients, des canaux complémentaires. Le web permet de satisfaire des clients qui possèdent déjà un minimum de connaissances techniques, alors qu'en magasin, ils bénéficient d'un conseil plus personnalisé.

En ligne, malgré la rapidité de livraison, la réception des produits n'est pas instantanée, contrairement aux magasins physiques. Aujourd'hui, nous disposons d'un réseau de 57 magasins dans toute la France."

La crise sanitaire de 2020 a-t-elle renforcé ce positionnement ?

"Absolument. La vente en ligne a, bien sûr, fortement progressé. Mais les clients n'ont pas déserté les boutiques pour autant. En magasin, le chiffre d'affaires a augmenté de plus de 25 % également par rapport à l'année précédente, malgré un mois et demi de fermeture lors du premier confinement. Leur chiffre d'affaires atteint donc 86,3 millions d'euros. Nous avons même ouvert sept magasins."

Quelles sont vos perspectives pour cette année ?

"L'exercice précédent a été exceptionnel. Nous allons rester sur une belle dynamique de croissance. Nous avons bien digéré l'acquisition, en 2020, de Top Achat (3 millions d'euros, 60 salariés), et n'avons pas de nouvelles acquisitions en vue."

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?